Les équipes d’experts de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont paraphé un projet d’accord de paix qui devrait être signé la semaine prochaine, entre les deux pays et les Etats-Unis. L’accord provisoire, annoncé dans un communiqué conjoint mercredi 18 juin, pourrait marquer une avancée dans les négociations menées par Washington pour mettre fin aux combats dans les provinces du Grand Kivu à l’est de la RDC, et ouvrir la voie aux investissements dans cette région riche en minéraux stratégiques, notamment le tantale, l’or, le cobalt, le cuivre et le lithium
L’accord provisoire, conclu après trois jours de négociations, réaffirme un certain nombre de principes : «l’intégrité territoriale, la fin des hostilités ainsi que sur le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques.» Le texte comprend également des dispositions sur la création d’un mécanisme de sécurité conjoint qui intègre une proposition discutée l’année dernière sous la médiation angolaise.
Les ministres des Affaires étrangères attendus à Washington
Des experts rwandais et congolais étaient parvenus à un premier accord à deux reprises l’année dernière sous la médiation de Luanda, sur le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et des opérations conjointes contre le groupe rebelle hutu rwandais FDLR, mais les ministres des deux pays n’avaient pas réussi à approuver l’accord. L’Angola s’était retiré en mars de son poste de médiateur après plusieurs tentatives pour résoudre le conflit.
Les combats dans l’est du Congo se sont intensifiés cette année alors que les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise se sont emparés de Goma et Bukavu, deux plus grandes villes du Grand Kivu, faisant craindre une extension régionale du cette guerre. Malgré des preuves irréfutables de l’ONU, le Rwanda a longtemps nié avoir soutenu le M23, affirmant que ses forces agissaient contre l’armée congolaise et les miliciens hutus liés au génocide de 1994 qui a tué environ 1 million de personnes, principalement des Tutsis. Une explication balayée par Kinshasa et les Nations-Unies pour qui c’est le pillage des ressources minières de la région qui est derrière la forte présence militaire du Rwanda dans l’est du Congo.





République démocratique du Congo
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




