L’Éthiopie suspend son projet de privatisation de la compagnie aérienne nationale, a affirmé le ministre des Finances du pays lors d’une conférence de presse la semaine dernière.
La privatisation d’Ethiopian Airlines, le transporteur le plus prospère du continent, fait partie des réformes économiques qui verra également l’ouverture du capital d’Ethiotel, le géant des télécoms. Cela touche également l’ouverture des secteurs-clés pour ce pays enclavé, comme celui de la logistique.
Ahmed Shide, le ministre des Finances, a déclaré que la décision de suspendre la privatisation prévue était motivée par le fait que la compagnie aérienne se porte bien et «semble solide». Selon lui, maintenir Ethiopian Airlines dans le giron exclusif de l’Etat Ethiopien « est plus bénéfique pour l’économie ».
En somme, l’Ethiopie ne veut pas se séparer d’une partie du capital de sa poule aux œufs d’or. Car, faut-il le rappeler, Ethiopian est la compagnie la plus rentable et qui transporte le plus de passagers sur tout le continent.
Ethiopian cumule beaucoup de revenus, notamment ceux liés à l’exploitation de l’aéroport d’Addis Abeba, d’hôtels. De plus, la compagnie sait se tirer d’affaire, même dans une année catastrophique comme celle de 2020. En effet, grâce à l’activité de fret qui a été renforcée, Ethiopian sera l’une des rares dans le monde à être bénéficiaires. D’ailleurs, elle a annoncé récemment un résultat positif pour le premier semestre 2020, c’est-à-dire à fin juin, malgré une chute de son chiffre d’affaires de près d’un milliard de dollars.
En revanche, la privatisation d’Ethiotel se poursuit et 40% de son capital sera vendu au grand public et auprès des investisseurs institutionnels. Beaucoup de fonds de renommée mondiale ont montré leur intérêt pour Ethiotel.
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