fbpx

Quatre questions au Dr. Siélé Silue, Conseiller du Président de la république de Côte d’Ivoire, chargé des Transports.

Pinterest LinkedIn Tumblr +

« Le coût d’un véritable entretien routier avoisine 900 milliards de FCFA »

 

AFRIMAG : Quel est l’état des lieux des routes en Côte d’Ivoire ?

Dr. Siélé Silue : la Côte d’Ivoire enregistre une nette amélioration du secteur routier et des transports. Après dix années de crise politique, le gouvernement a mis sur pied une stratégie dont le socle est le Fonds d’entretien routier (FER). Le FER nous a permis de mobiliser plus de 100 milliard de FCFA, dédiés exclusivement à l’entretien des routes. L’AGEROUTE, quant à elle, se charge de la gestion du patrimoine routier national. Ce qui constitue deux grandes avancées dans le secteur de l’entretien des routes. Certes, il reste encore beaucoup à faire, mais tout se fera progressivement avec la nouvelle politique mise en place par le ministère de tutelle.

Quel est votre apport à ce forum en tant qu’intervenant ?

tinmar 970

Le secteur routier et des transports est un sujet passionnant, surtout quand il s’agit de lui affecter des fonds dans le cadre de la rationalisation des choix budgétaires. Il faut s’assurer que les fonds recueillis et destinés à la production des infrastructures soient utilisés à bon escient.

Mon apport à ce forum était de dire qu’il faut repenser les classiques Partenariat public privé (PPP) en allant au-delà avec l’application de ce que j’appelle : les contrats selon les résultats. Autrement dit, l’entreprise qui aura remporté le marché, sera celle responsable de la conception de l’infrastructure, de sa construction et de sa maintenance.

Patrick Achi, ministre des Infrastructures économiques a évoqué dans son discours la problématique du financement des infrastructures. La Côte d’Ivoire dispose-t-elle assez de moyens pour la réalisation de ses projets infrastructurels d’ici 2020 ?

Le constat de notre ministre des Infrastructures économiques est pertinent. Le coût d’un véritable entretien des services routiers est le triple du montant que nous avons pu mobiliser grâce au FER, soit 300 milliards des FCFA. A cette charge, il faut ajouter la mobilisation d’autres fonds spéciaux destinés aux infrastructures dans leurs généralités.

Que devons-nous retenir des solutions que vous préconisez ?

Il existe en effet une problématique, celle de l’investissement nouveau et de l’entretien de l’existant. Et c’est une question qui va toujours alimenter les débats lors des discussions budgétaires. Car la question des infrastructures routières et du transport n’est pas la seule priorité nationale, d’autres secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé pèsent lourd sur le budget de l’Etat.

Partager.

Répondre