La République démocratique du Congo (RD-Congo) autorisera les expéditions de cobalt dans le cadre des quotas fixés pour les trois derniers mois de 2025 jusqu’à la fin du mois de mars, a révélé l’Autorité de régulation minière du pays, alors que les préparatifs pour la mise en œuvre de son nouveau système de quotas se prolongent.
La RDC assure plus de 70 % de la production mondiale de cobalt extrait estimée à 280 000 tonnes. Cependant, une interdiction d’exportation de plusieurs mois a fait grimper les prix du cobalt et a considérablement réduit la disponibilité de ce métal stratégique pour l’industrie des véhicules électriques.
Un système de contingentement à l’export, lancé le 16 octobre, a alloué un quota de
18 125 tonnes métriques pour le quatrième trimestre 2025 et plafonnera les exportations annuelles à 96 600 tonnes à partir de 2026. Les quotas couvrant la période du 16 octobre au 31 décembre 2025 «restent exécutables» jusqu’au 31 mars 2026, a déclaré l’autorité de régulation, ARECOMS, dans un communiqué relayé par l’agence Reuters
Le groupe chinois CMOC et le suisse Glencore, les deux plus grandes entreprises productrices de cobalt au monde se sont vu affecter les quotas les plus importants. Le quota en cours de CMOC est de 6 650 tonnes et celui de Glencore, de 3 925 tonnes.
L’agence Reuters avait récemment rapporté que Glencore serait le premier groupe minier à tester le système et que les autorités congolaises avaient également commencé à collecter des échantillons en prévision du premier envoi de cobalt de CMOC.
Dans son communiqué de cette semaine, l’Autorité de régulation congolaise du secteur minier a également indiqué qu’elle examinerait toute demande de modification des quotas alloués, sans préciser si de telles demandes avaient été reçues.





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