Pour le géant américain de la tech, un des membres du fameux club des «GAFAM,» la République démocratique du Congo (RDC) est décidément un caillou dans la chaussure. En effet, une ONG américaine de défense des droits humains, IRAdvocates, vient de déposer une nouvelle plainte à Washington accusant Apple de s’approvisionner en minerais liés à des conflits et à des violations des droits de l’homme en RDC et au Rwanda, malgré les dénégations du fabricant d’iPhone.
La requête vise à obtenir du tribunal une décision selon laquelle la conduite d’Apple viole la loi sur la protection des consommateurs, une injonction pour mettre fin aux pratiques commerciales trompeuses et le remboursement des frais judiciaires, mais ne réclame pas de dommages-intérêts ni la certification d’un recours collectif.
La plainte allègue que trois fonderies chinoises -Ningxia Orient, JiuJiang JinXin et Jiujiang Tanbre- ont traité du coltan qui, selon les enquêteurs de l’ONU et de Global Witness, a été introduit clandestinement via le Rwanda après que des groupes armés se sont emparés de mines dans l’est du Congo, reliant ainsi ce matériau à la chaîne d’approvisionnement d’Apple.
IRAdvocates n’en est pas à sa première offensive envers les multinationales de la tech américaine. L’an dernier, l’association avait déjà attaqué Tesla devant les tribunaux ainsi qu’Apple d’ailleurs, accusés de financer les groupes armés qui exploitent illégalement le cobalt dans les provinces orientales du Congo mais la justice l’avait désavouée. En décembre 2024, la justice française avait également classé sans suite les poursuites engagées par Kinshasa contre des filiales d’Apple concernant des minerais de conflit, faute de preuves. Une plainte pénale connexe en Belgique fait toujours l’objet d’une enquête. En réponse aux poursuites intentées par le gouvernement congolais, Apple a nié toute malversation, affirmant avoir demandé à ses fournisseurs de cesser de s’approvisionner en matériaux en provenance de la RDC et du Rwanda voisin.
La RDC fournit environ 70 % du cobalt mondial et d’importants volumes d’étain, de tantale et de tungstène (utilisés dans les téléphones, les batteries et les ordinateurs.
Apple a toujours nié s’approvisionner en minéraux dans des zones de conflit ou recourir au travail forcé, invoquant des audits et son code de conduite des fournisseurs. En décembre, l’entreprise a déclaré qu’il n’existait «aucun fondement raisonnable» permettant de conclure que des fonderies ou des raffineries de sa chaîne d’approvisionnement finançaient des groupes armés au Congo ou dans les pays voisins.
Les autorités congolaises affirment que les groupes armés soutenus par le Rwanda à l’est du pays, utilisent les profits miniers pour financer le conflit qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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