La révision du méga-contrat «ressources naturelles contre infrastructures» signé entre la RDC et la Chine en 2008 était au centre d’une visite de six jours que vient d’achever le chef de l’Etat congolais à Pékin. Kinshasa souhaite corriger les déséquilibres de ce deal baptisé «le contrat du siècle» conclu sous Kabila et truffé de bakchich.
La RD Congo et la Chine ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié au terme de la visite officielle du président congolais, avoir «convenu d’évaluer régulièrement leur coopération minière dans l’intérêt à long terme des deux pays.» Selon ce communiqué relayé par les médias d’Etat chinois, Kinshasa et Pékin se sont également accordés sur le «renforcement de leurs relations bilatérales» et «l’élargissement de leur coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche scientifique, de la santé, de la construction d’infrastructures, de l’exploitation minière et de l’agriculture.».
La Chine s’est d’autre part engagée à «encourager ses entreprises à investir dans les projets de développement de la chaîne de valeur des batteries électriques de la RDC et à soutenir la modernisation de son secteur industriel.»
Pékin et Kinshasa ont convenu «de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat de coopération stratégique globale», le niveau le plus élevé des relations bilatérales pour la Chine.
La renégociation du méga-contrat «ressources naturelles contre infrastructures» signé entre la RDC et la Chine en 2008, sous le règne de l’ancien président Joseph Kabila, a été au centre des entretiens entre les deux dirigeants. L’Inspection générale congolaise des finances (IGF) avait dénoncé, dans un rapport publié en février dernier, les «déséquilibres» de ce contrat minier de 6,2 milliards de dollars, tout en exigeant 17 milliards de dollars d’investissements supplémentaires dans les infrastructures.





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