Le président américain Donald Trump réunira ce jeudi 4 décembre à Washington les dirigeants de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda pour signer de nouveaux accords visant à stabiliser une région ravagée par la guerre et à attirer les investissements miniers occidentaux.
Le rwandais Paul Kagame et son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, devraient réaffirmer leur engagement envers un pacte d’intégration économique déjà conclu le mois dernier, ainsi qu’envers un accord de paix négocié par les Etats-Unis et conclu en juin, mais qui n’a toujours pas été mis en œuvre. Cet accord ne changera pas immédiatement la crise humanitaire sur le terrain, ni les souffrances endurées par les populations en raison de l’insécurité et de la poursuite des combats.
D’après les analystes, la diplomatie américaine a certes freiné l’escalade des combats dans les provinces du Grand Kivu à l’est de la RDC mais n’a pas permis de résoudre les problèmes de fond. Le groupe rebelle M23, soutenu et armé par le Rwanda, s’est emparé des deux plus grandes villes de l’est au début de l’année lors d’une offensive qui avait fait craindre un conflit plus étendu.
C’est au sein de l’Institut américain de la paix, une « ONG » créée par le gouvernement qu’aura lieu la cérémonie de la signature de l’accord entre Kinshasa et Kigali.
Dans des communiqués publiés mardi 3 décembre, les forces de défense et de sécurité congolaises et les rebelles du M23 se sont mutuellement accusés de violer le cessez-le-feu. Lors d’une conférence de presse à Washington mercredi, le ministre congolais de la Communication Patrick Muyaya a imputé les récents combats au M23 et a déclaré que c’était «la preuve que le Rwanda ne veut pas la paix.»
Le Rwanda nie soutenir le M23. Kigali affirme que ses forces ont agi en état de légitime défense contre des miliciens hutus liés au génocide de 1994. Un groupe d’experts des Nations Unies a déclaré dans un rapport publié en juillet 2025 que le Rwanda exerce un commandement et un contrôle sur les rebelles. Le M23 affirme combattre pour protéger les communautés tutsies de l’est de la RDC, un pays qui comprend 450 ethnies.
Une région riche en minerais stratégiques
L’administration Trump a évoqué la possibilité de faciliter des investissements occidentaux de plusieurs milliards de dollars dans une région riche en tantale, étain, tungstène, or, cobalt, cuivre, lithium et autres minéraux. Washington s’efforce, à l’échelle mondiale, de garantir son accès aux ressources minérales critiques contrôlées par son rival, la Chine.
Aux termes de l’accord soutenu par Trump, le Congo devait réprimer un groupe armé opposé au M23, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Le Rwanda devait retirer ses forces du Congo. Or, depuis la signature de l’accord en juin, peu de progrès ont été réalisés concernant ces engagements.






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