Les Chefs d’État de l’Afrique de l’Est ont approuvé, lundi 20 juin, le déploiement de la force militaire régionale dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) où le mouvement armé M23, soutenus par le Rwanda affronte actuellement l’armée congolaise.
Placée sous commandement militaire du Kenya, cette force devrait être opérationnelle dans les prochaines semaines et ne devrait pas comprendre en son sein d’éléments de l’armée rwandaise, a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.
Le communiqué conjoint du sommet ayant réuni les Présidents Uhuru Kenyatta du Kenya, Félix Tshisekedi de la RDC, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Salva Kir du Sud Soudan, Evariste Ndayishimiye du Burundi, Paul Kagame du Rwanda et le représentant de la présidente tanzanienne Samia Suhulu n’a pas fait allusion à l’exclusion de l’armée rwandaise. Le communiqué indique que les chefs d’Etat ont ordonné un «cessez-le-feu immédiat» ainsi que le retrait des positions récemment prises notamment par les rebelles du M23 depuis une semaine.
L’importance du dialogue pour parvenir à la paix
Les dirigeants de la sous-région recommandent l’intensification du dialogue engagé par le gouvernement congolais à l’intention des groupes armés.
Les Chefs d’État ont unanimement condamné « toute forme de campagne de haine, de stigmatisation et d’appels à la violence» et ont lancé un appel au calme alors que les tensions entre Kinshasa et Kigali ont ravivé des messages hostiles aux rwandophones en RDC.





Kenya
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




