Finance

Après les révélations de la Cour des comptes sur l'ampleur du stock de sommes restant dues à l'État, les autorités passent à la vitesse supérieure. Les quelque 600 débiteurs concernés disposent désormais d'un délai courant jusqu'au 7 octobre pour régulariser leur situation.

Le compte à rebours est lancé. Près de 600 personnes physiques et morales doivent régulariser, d'ici au 7 octobre 2026, des débets et amendes représentant quelque 1 700 milliards de FCFA. Pour l'État gabonais, l'enjeu n'est plus seulement d'identifier les sommes dues, mais de les transformer en recettes effectivement encaissées.

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Le franc CFA est devenu, au fil des années, bien plus qu’un instrument monétaire. Il est un symbole, parfois un exutoire, souvent un raccourci commode pour expliquer des difficultés profondes. À chaque crise politique ou sécuritaire, il revient au centre du débat, présenté tantôt comme un carcan, tantôt comme un vestige colonial à abattre pour accéder enfin au développement.  

Le débat sur le franc CFA ressurgit régulièrement dans l’espace public africain, souvent chargé de symboles et de passions. Pourtant, la souveraineté économique ne se décrète pas par une rupture monétaire. Elle se construit dans le temps long, par des institutions solides, des capacités productives réelles et des coopérations choisies. À l’heure où le continent explore de nouvelles architectures financières, l’idée d’une francophonie financière africaine mérite d’être posée avec lucidité.

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L’opposition, menée par le Peoples Democratic Party (PDP), accuse l’exécutif de privilégier la recherche de recettes au détriment du bien-être de la population. Dans un communiqué publié mardi 30 décembre, le parti dénonce ce qu’il qualifie d’«insertions illégales» dans la version finale du texte promulgué, par rapport à celle adoptée par l’Assemblée nationale. A en croire le PDP, des dispositions pourtant retirées lors des débats parlementaires auraient réapparu dans la version du texte officiellement publié. 

La réforme fiscale voulue par le Président Bola Ahmed Tinubu suscite toujours des controverses, voire des débats politiques houleux. Malgré les critiques et les appels à la suspension, le chef de l’Etat nigérian ne reculera pas. Il a confirmé l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026 du nouveau «Tax Act,» une loi présentée par Abuja comme «essentielle pour renforcer les finances publiques du pays.»

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Désormais, les échanges et services crypto sont autorisés, mais strictement encadrés sous la supervision de la Banque centrale (Bank of Ghana), le régulateur nommément désigné par le législateur. La loi instaure un régime d'agrément obligatoire pour les plateformes et entreprises opérant dans l'écosystème des actifs numériques.

Afin de ne pas se faire déborder par les circuits parallèles très actifs en Afrique de l’Ouest, Accra a décidé de se doter d'un cadre juridique pour réguler les cryptomonnaies. Le Parlement a adopté la veille de Noël le projet de loi sur les prestataires de services d'actifs virtuels. Ce texte consacre, pour la première fois, la reconnaissance légale des activités liées aux crypto-monnaies dans le pays, mettant fin à une «jungle» et à une longue période de flottement.

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L’admission des trois pays repose sur leur engagement politique à mettre pleinement en œuvre les obligations liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP), indique un communiqué du GIABA.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), tenue récemment à Abuja, a approuvé l'admission du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme membres hors-CEDEAO du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

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Cette nouvelle levée de fonds intervient après trois opérations d’appel public à l’épargne ayant permis de mobiliser 1 220 milliards FCFA du cours de cette année. Avec cette quatrième opération de 400 milliards de francs, le Sénégal devrait franchir le seuil de 1.600 milliards FCFA mobilisés en 2025 via les appels publics à l’épargne, un niveau inédit sur le marché régional. Sur l’autre compartiment du marché, UMOA-Titres, plus de 1.978 milliards FCFA ont déjà été levés cette année par le Trésor sénégalais.

Le Trésor sénégalais vient d’émettre un appel public à l’épargne (2 au 22 décembre), portant sur 400 milliards francs CFA, soit 710,20 millions de dollars, la plus importante opération jamais lancée par le Trésor. Structurée autour de quatre maturités (3, 5, 7 et 10 ans) et de taux compris entre 6,40 % et 6,95 %, cette opération s’inscrit dans une stratégie de gestion active de la dette, au moment où Dakar fait face au mur de la dette extérieure dont le service pèse lourdement sur le budget de l’Etat.

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