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Pour de nombreuses startups en Afrique, atteindre le statut de licorne reste un rêve lointain en raison de défis structurels. Pour combler ce fossé, les gouvernements et le secteur privé doivent favoriser des écosystèmes qui nourrissent l’innovation et la croissance entrepreneuriale à tous les niveaux.

Pour augmenter considérablement le nombre de gazelles et, par extension, la probabilité d'apparition de licornes, les parties prenantes doivent travailler ensemble pour surmonter les obstacles existants. Gazelles. Chameaux. Éléphants. Dans le jargon du capital-risque, nous avons une ménagerie pour décrire la trajectoire de croissance d'une startup. Cependant, au cours de la dernière décennie, l'aspiration ultime est restée la licorne : des entreprises privées valorisées à plus d'1 milliard de dollars. À l'échelle mondiale, il existe environ 1 200 licornes dans divers secteurs, et bien que la liste de l'Afrique soit plus petite, elle s'allonge. En février 2023, les sept licornes africaines identifiées opèrent principalement dans les secteurs de la fintech et du numérique, répondant aux défis des paiements sur tout le continent

La géoéconomie, définie comme l'utilisation d'instruments économiques pour atteindre des objectifs géopolitiques, est devenue un élément central de la politique étrangère des États. Les États utilisent un large éventail d'outils géoéconomiques, allant de la politique commerciale aux sanctions, en passant par les investissements, le cyberespace, l'aide au développement, les politiques financières et monétaires, et les politiques énergétiques mais également les matières premières. L'objectif est de promouvoir et défendre leurs intérêts nationaux et d'obtenir des résultats géopolitiques bénéfiques.

En 2007, Bill Gates a prédit l'avènement d'une nouvelle ère technologique où l'ordinateur personnel "se lèvera du bureau" pour nous permettre d'interagir avec le monde physique à distance. Cette prédiction s'est réalisée avec la quatrième révolution industrielle (Klaus Schwab 2016), qui a débuté au milieu du XXIe siècle et se caractérise par la fusion du monde numérique et du monde physique. Cette révolution est marquée par le développement rapide de technologies perturbatrices comme l'Intelligence artificielle(IA), la robotique, l’internet des objets, l'automatisation, l'impression 3D et la science des données (data science), qui transforment profondément l'organisation de la société, de l'économie et de la géopolitique mondiale.

«Le slogan électoral de Donald Trump était «Make America Great Again.» Il est aisément transposable : Make Russia Great Again ! Make China Great Again ! Partout l’on cherche à revenir en arrière. » (Bruno Tertrais la revanche de l’histoire) Gilpin a observé, à l’instar du sociologue Ibn Khaldoun il y a des siècles, que les puissances dominantes se succèdent et que toute puissance hégémonique est inévitablement destinée à décliner. En effet, à un certain moment, l’expansion dépasse les bénéfices, la répartition du pouvoir au sein du système évolue, et d’autres États émergent pour contester cette suprématie. Cependant, le retour des hégémons demeure un phénomène encore peu théorisé.

Les bouleversements et les polycrises survenus ces dernières années, en particulier la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine, ont entraîné un retour en force de la géopolitique. Les rivalités entre grandes puissances dominent désormais, éclipsant les considérations économiques, diplomatiques et l’interdépendance qui avaient prévalu pendant des décennies. Depuis la chute de l'Union Soviétique, survenue le 26 décembre 1991, plusieurs visions géopolitiques ont dominé les débats sur l'avenir du système international, notamment aux États-Unis

Au final, les pays africains auront peu pesé par rapport à l’armée de lobbyistes des industries fossiles, présents en masse à Bakou (plus de 1700 !) et vis-à-vis de gouvernements occidentaux contraints par des difficultés économiques et des opinions publiques à forte tendance nationaliste. Certes, l’engagement d’une aide d’au moins 300 milliards de dollars par an jusqu’en 2035 représente un progrès par rapport aux 100 milliards de dollars par an de l'objectif précédent. Mais on est bien loin des 2400 milliards annuels espérés pour accompagner les pays du Sud vers la transition énergétique et l’adaptation aux risques climatiques.

Les COP se succèdent dans la quasi indifférence générale… Alors même qu’elles adressent l’enjeu le plus déterminant pour l’humanité : survivre au changement climatique… C’est le faible niveau de consensus général qui parait le plus gros handicap de ces réunions internationales, au cours desquelles chaque continent, chaque pays, chaque organisation, chaque leader politique joue sa propre partition, sans se soucier de produire des résultats collectifs tangibles

Pour la première fois en 33 ans, le Sommet international de la Francophonie s’est déroulé en France. À cette occasion, les Chefs d’État et de Gouvernement des pays ayant le français en partage, réunis les 4 et 5 octobre 2024, ont pris des positions fortes qui les engagent les uns et les autres envers l’ensemble de la jeunesse francophone et ce, notamment au travers de la «Déclaration de Villers-Cotterêts.»

Si le Sommet de la Francophonie qui s’est tenu les 4 et 5 octobre dernier à Paris et à Villers-Cotterêts a été marqué par un relatif désintérêt de la population du pays hôte et de ses médias, il aura peut-être été le théâtre d’une avancée révolutionnaire en coulisses. Il s’agit certainement, l’avenir nous le confirmera, d’un tournant dans la vie de la famille francophone. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont clairement affirmé haut et fort que la langue française devait être au service d’un continuum éducation-formation-employabilité et avaliser le démarrage du Programme international Mobilité Employabilité francophone (PIMEF)