Une réunion de haut niveau sur la sécurité au Sahel s’est tenue hier jeudi 19 janvier à Niamey sous l’égide de l’ancien président nigérien, Mahamadou Issoufou (Photo ).
Des officiels de hauts rangs et des responsables des renseignements généraux et de la sécurité extérieure des pays du Sahel ont tenté de coordonner leurs stratégies pour mieux lutter contre le terrorisme qui endeuille la sous-région.
La cinquantaine de participants a unanimement reconnu que le Sahel est l’épicentre de tous les types de trafic, de criminalité et d’extrémisme violent, comme le relève le facilitateur du panel, le général Babacar Gueye (ndlr : officier sénégalais, ancien commandant des troupes de l’ONU en RDC) : « Il y a bien une crise sécuritaire dans le Sahel qui ébranle tous les ordres établis, tous les équilibres. Et ce dont nous allons débattre, c’est essentiellement de cette sécurité, de ces problèmes sécuritaires, de leurs tenants et de leurs aboutissants. »
Les organisateurs du «sommet» de Niamey ont réussi à fédérer seize patrons des services de renseignements généraux et de la sécurité extérieure du Sahel. «De l’Algérie à la Guinée-Bissau, du Sénégal au Tchad, seize États sont présents», ajoute le général Babacar Gueye.
Sans les services de renseignement, les États sont sourds et aveugles, remarque l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou, qui sait de quoi il parle, lui qui a combattu les terroristes durant ses deux mandats à la tête du Niger. «Les services de renseignement ont un rôle d’autant plus important à jouer que l’ennemi n’est pas un ennemi conventionnel. Les États ont besoin de vous pour connaître les forces et les faiblesses de l’ennemi. », a-t-il lancé à ses hôtes.





Niger
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