Le géant égyptien Siltal a inauguré une unité industrielle à la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio. Porté par un investissement de 2,7 milliards de FCFA, environ 4,123 millions d’euros, le projet entend renforcer l’intégration africaine, générer plus de 200 emplois directs et faire du Sénégal un pôle régional dans la fabrication d’équipements électroménagers
Siltal ouvre une nouvelle ère industrielle à Diamniadio
Le groupe égyptien Siltal, spécialisé dans la fabrication d’appareils électroménagers, a officiellement lancé ses activités au Sénégal avec l’inauguration d’une unité industrielle au sein de la Plateforme industrielle internationale de Diamniadio (P2ID). La cérémonie s’est tenue en présence du ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et de son homologue sénégalais de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop.
Entièrement financée par le groupe, cette implantation représente un investissement de 2,7 milliards de FCFA et devrait permettre la création de plus de 200 emplois directs. Le projet se déploiera en deux phases. La première, prévue pour octobre prochain, verra le lancement de la production de machines à laver, cuisinières à gaz et climatiseurs, destinés au marché local ainsi qu’à la sous-région ouest-africaine.
La seconde phase, attendue en février 2026, élargira la gamme avec la fabrication de congélateurs coffres, réfrigérateurs et fontaines à eau. À terme, l’objectif affiché est clair : positionner le Sénégal comme un hub de l’électroménager de réfrigération en Afrique de l’Ouest.
« Nous sommes heureux de partager notre expérience et notre savoir-faire au Sénégal. Nous sommes fiers de créer des emplois pour les jeunes Sénégalais, de transférer des connaissances et de renforcer les capacités industrielles locales,», a affirmé Hatem Raslan, directeur général de Siltal, soulignant la volonté du groupe de contribuer à la réduction de la dépendance aux importations.
Pour Serigne Guèye Diop, cette initiative incarne une ambition plus large de souveraineté industrielle et d’intégration économique africaine : «il est temps que l’Afrique regarde ses voisins (…). L’Afrique doit commercer avec l’Afrique,» a-t-il plaidé.
Dans cette perspective, le ministre a annoncé la création prochaine d’une zone industrielle égyptienne dédiée, confiée à l’Agence de Promotion des Sites industriels (Aprosi), à qui il a donné des directives précises pour concrétiser ce projet. Une nouvelle étape dans la stratégie sénégalaise de redynamisation industrielle et de partenariat sud-sud.


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