Quelque 112 formations politiques et organisations de la société civile ont lancé hier dimanche 16 avril à Dakar une plateforme dénommée «Mouvement des forces vives du Sénégal», «F 24», contre un éventuel 3ème mandat pour le président Macky Sall.
Réélu pour un deuxième mandat en 2019, le chef de l’Etat sénégalais a annoncé récemment qu’à son avis, il n’existe aucune contrainte juridique pour une nouvelle candidature, mais ne s’est pas encore prononcé sur une probable candidature à la présidentielle de février 2024.
Selon ses initiateurs, la mosaïque des oppositions réunie au sein du «F24, a pour mission de «mobiliser les citoyens afin d’obtenir, le respect par le président Macky Sall de la constitution et de la parole donnée et son renoncement à présenter sa candidature pour un 3ème mandat illégal et illégitime».
L’autre combat du «F24» est la suppression des articles L 29 et L 30 du code électoral. Selon les dispositions de ces articles, tout potentiel candidat condamné à une peine d’emprisonnement même avec sursis excédant trois mois dans certains cas, six dans d’autres est automatiquement retiré du fichier électoral et devient inéligible de facto. C’est justement ce qu’encourt le candidat déclaré Ousmane Sonko dont le procès en appel dans une affaire de diffamation intentée par le ministre Mame Mbaye Niang se tient lundi 17 février après une peine de deux mois avec sursis et 200 millions francs de dommages et intérêts infligés à Sonko. Le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) a été reconnu coupable lors du verdict prononcé le 30 mars en première instance. Le parquet et la partie civile ont cependant introduit un recours.
Ce procès cristallise les attentions dans le pays. Dans un communiqué publié hier, le préfet de Dakar a interdit la circulation des motos sur toute l’étendue de la région ainsi que la vente de carburant en détail ce lundi 17 avril.





Sénégal


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Un commentaire
on peut lui faire confiance il a bien géré les années antérieures