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Sa prise en compte a changé l’environnement du transport aérien qui jusqu’à présent devait évoluer en se concentrant sur son économie et sa sécurité.Voilà de quoi occuper l’esprit de tout dirigeant. Il faut maintenant y ajouter cette nouvelle contrainte qui, sans qu’on l’ait vraiment vue arriver, influence de plus en plus l’écosystème dans lequel tout transporteur doit évoluer. Aucun programme d’exploitation ne peut être envisagé sans en tenir compte. Elle influe jusqu’aux compositions de flottes et bien entendu aux lignes à desservir. Et elle ne fera que s’accentuer dans les années à venir

Il est un poste dont rêvent tous les salariés ambitieux du transport aérien, celui de Président Exécutif d’une compagnie aérienne. Et pourtant, à la réflexion est-ce un métier si enviable ? Les contraintes aussi bien internes à l’entreprise que reliées à son environnement, au milieu desquelles il doit évoluer, peuvent rendre la vie impossible. Les lister est un vrai casse-tête, mais on peut au moins esquisser les plus voyantes.

«Nous sommes heureux de nous associer à la Banque africaine de développement pour obtenir le financement nécessaire au développement de cette infrastructure aéronautique emblématique. La signature de cette lettre marque une étape décisive vers la réalisation d'une passerelle panafricaine de classe mondiale qui stimulera le commerce intra-africain, l'intégration régionale, le tourisme et la connectivité mondiale. Le groupe Ethiopian Airlines continuera de jouer un rôle moteur dans le développement du secteur aéronautique sur le continent,» a déclaré Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines.

Le groupe Ethiopian Airlines et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé le 11 août 2025 un accord historique pour la construction d’un mega aéroport. Situé à Bishoftu, à environ 40 kilomètres au sud de la capitale, Addis-Abeba, cette infrastructure aéroportuaire annoncée comme la plus grande d’Afrique va coûter 10 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros) et pourra accueillir à terme 110 millions de passagers par an, a affirmé la BAD.

Le site, implanté dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, comprend plusieurs infrastructures de pointe : des hangars de dernière génération, un atelier de maintenance des composants aéronautiques ainsi qu’un magasin de pièces détachées.

Ethiopian Airlines a franchi un cap stratégique en inaugurant un nouveau complexe dédié à la maintenance, la réparation et la révision (MRO) de ses appareils, pour un investissement total de 150 millions de dollars. Ce projet d’envergure s’inscrit dans la feuille de route «Vision 2035,» qui ambitionne de soutenir la croissance continue de la flotte et des opérations de la compagnie.

Une fois le constat fait et sachant qu’il ne sera pas remis en question, la question est de savoir comment procéder. Comment financer la recherche qui amènera à produire des moteurs non polluants et des appareils construits avec de nouveaux matériaux, plus résistants, plus légers et d’autres termes plus performants. Qui va mener les recherches, comment vont-elles être financées et comment le transport va-t-il résister à la pression écologique qui a largement influencé la classe politique dirigeante ?

La décarbonation du transport aérien est inévitable et ce pour plusieurs raisons. D’abord c’est le défi qu’avait lancé Giovanni Bisignani alors dirigeant de IATA dès le début des années 2000 en fixant comme objectif qu’elle soit réellement accomplie en 2050. Je note que depuis près de 20 ans, la date n’a pas été remise en question alors que les difficultés s’amoncellent. Ensuite c’est une question d’éthique du transport aérien vis-à-vis des habitants de la planète. Ce secteur d’activité a une responsabilité particulière car il est celui qui unit les populations, il est facteur de paix et de prospérité économique. C’est enfin une affaire de gros sous, car moins le transport aérien sera consommateur d’énergie fossile et plus il sera rentable. Le coût du carburant atteint jusqu’à 30% des charges d’une compagnie aérienne en période de renchérissement du cours du pétrole

Avec un investissement estimé à 7,8 milliards de dollars, ce méga-aéroport permettra d'accroître sa capacité annuelle de passagers de 17 millions à plus de 60 millions d'ici 2040, consolidant ainsi la position d'Ethiopian Airlines comme premier groupe aéronautique africain et consolidant le rôle de l'Éthiopie comme plaque tournante mondiale du transport aérien. “Ce partenariat marque une étape majeure vers le renforcement de la connectivité régionale et de la croissance économique en Afrique”, indique un communiqué d’Ethiopian Airlines sur son compte Linkdln. Pour rappel, Ethiopian Airlines a signé en août 2024 un protocole d’accord avec la société de conseil Dar, basée à Dubaï, pour développer le design de l'aéroport de Bishoftu, au sud-est de la capitale Addis-Abeba.

Le projet de développement d’un nouvel aéroport à Bishoftu à 40 km d’Addis-Abeba entre le Groupe Ethiopian Airlines et la Banque africaine de développement verra le jour dans cinq ans. Cet accord historique, signé par le PDG de du groupe Ethiopian Airlines, Mesfin Tasew, et la vice-Présidente de la Banque africaine de développement, Mme Nnenna Nwabufo, a eu lieu en présence du Président de la BAD, le Dr. Akinwumi Adesina, et du ministre éthiopien des Finances, S.E. Ahmed Shide.

La première ambiguïté vient du contrôle aérien. Celui-ci est indispensable, tout le monde en conviendra et il est opéré le plus souvent par des administrations étatiques dont la capacité de gestion est parfois discutable.

Voilà un sujet difficile à analyser tant les interactions entre les gouvernements et le transport aérien sont complexes. Cela commence par le constat que l’espace aérien appartient aux Etats mais que leur exploitation civile est le fait d’opérateurs indépendants qu’ils soient publics ou privés. Or ces derniers sont finalement dépendants de la puissance régalienne ne serait-ce que pour obtenir les droits d’exploitation

Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.

Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%