Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et le général Al Burhan, chef de la junte soudanaise
Le chef du Conseil de souveraineté soudanais et de la junte au pouvoir, le général Abdelfattah Al-Burhan, a reçu hier mercredi 25 janvier le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, au milieu de différends entre les deux pays sur les frontières et le barrage de la Renaissance.
Signe du réchauffement des relations entre les deux pays, Abiy Ahmed était accompagné d’une forte délégation de haut niveau pour sa visite-express de 24 heures à Khartoum. La délégation comprend les ministres de la Défense, de la Paix et de l’Intérieur, le conseiller à la sécurité nationale et le directeur du Renseignement, ainsi que le ministre du Bureau de presse du gouvernement et le vice-ministre des Affaires étrangères.
A Khartoum, le Conseil de souveraineté (ndlr : l’organe exécutif de la junte soudanaise) a indiqué dans un communiqué que «Abiy Ahmed s’est entretenu avec Al-Burhan sur les moyens de renforcer et d’améliorer les relations qu’entretiennent les deux pays ainsi que sur les moyens de faire progresser les perspectives de coopération conjointe». C’est donc un signe d’apaisement entre Addis Abeba et Khartoum vu les tensions qui avaient marqué les relations soudano-éthiopiennes au sujet du barrage de la Renaissance et les différends frontaliers.
Les négociations entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance sont, pour leur part, gelées. Le Caire et Khartoum insistent pour parvenir d’abord à un accord tripartite sur le remplissage et l’exploitation du barrage, afin d’assurer le débit continu de leur part annuelle de l’eau du Nil, tandis qu’Addis Ababa rejette cela et confirme que son barrage, dont la construction a commencé il y a environ une décennie, n’était pas destiné à nuire à qui que ce soit.

![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-320x160.jpg)



Soudan
Éthiopie





