Les dirigeants éthiopien et soudanais se sont rencontrés mardi 5 juillet à Nairobi, en marge d’un sommet régional, en vue d’apaiser les tensions entre leurs deux pays qu’opposent plusieurs contentieux, quelques jours après un nouvel incident frontalier meurtrier.
« Nous avons tous deux admis que nos deux pays ont de nombreux éléments de collaboration sur lesquels travailler pacifiquement », a indiqué le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed dans un tweet accompagné de photos le montrant discutant attablé avec le général Abdel Fattah al-Burhane, homme fort du Soudan depuis un putsch en octobre, tous deux souriants. A Khartoum, le Conseil souverain, autorité de transition présidée par le général Burhane, a simplement fait état d’une « réunion à huis-clos » entre les deux hommes, sans autre détail.
Selon le cabinet du Premier ministre éthiopien, la rencontre s’est déroulée « en marge de la réunion de l’Igad » (Autorité Intergouvernementale pour le Développement) qui a réuni pour la première fois depuis 18 mois, les dirigeants des pays de la région.
La réunion de l’Igad a fourni l’opportunité de faire l’inventaire des réponses aux divers défis que rencontre la région, a déclaré le général Burhane, rapporte l’AFP.
Fin juin, l’armée soudanaise – commandée par le général Burhane – a accusé l’armée éthiopienne d’avoir exécuté sept de ses soldats et un civil capturé en territoire soudanais, dans la zone frontalière contestée d’Al-Fashaga.
Confronté depuis son putsch à une contestation populaire qui a semblé retrouver un nouveau souffle ces derniers jours, le général Burhane – président en exercice de l’Igad – s’est rendu à Nairobi un jour après avoir annoncé à Khartoum vouloir laisser place à un gouvernement civil.
Mais mardi, le principal bloc civil du Soudan a rejeté sa proposition, dénonçant un « retrait tactique » destiné à maintenir l’influence de l’armée dans le pays et a appelé à poursuivre la mobilisation.





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