Le chef de la junte au Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, devrait signer ce lundi 8 août au Qatar un accord avec une quarantaine de groupes rebelles censé ouvrir la voie au retour à un pouvoir civil, ont indiqué des diplomates, dont les propos sont rapportés par l’AFP.
Il reste toutefois une inconnue : – l’un des principaux groupes rebelles n’a toujours pas décidé s’il allait signer cet arrangement qui prévoit l’ouverture d’un dialogue national pour la paix.
Cela fait cinq mois que différents acteurs tchadiens négocient sous l’égide de Doha pour mettre fin à des décennies de troubles et d’instabilité dans ce pays de 16 millions d’habitants.
Au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno, tué au front contre des rebelles en avril 2021, son fils, le jeune général Mahamat Idriss Déby Itno, a été proclamé président à la tête d’un Conseil militaire de transition de 15 généraux.
Il avait aussitôt promis des élections libres et démocratiques dans un délai de 18 mois, après un «dialogue national inclusif» avec l’opposition politique et les innombrables mouvements rebelles, précédé de négociations de paix avec les nombreux groupes armés qui pullulent dans le pays.
Si le chef de la junte, Mahamat Idriss Déby Itno a accepté de se rendre à Doha, Mahamat Mahdi Ali, le chef du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), à l’origine de l’offensive partie de Libye qui a coûté la vie à son père, est resté dans le désert libyen. Selon l’AFP citant des sources diplomatiques, les négociations se poursuivaient pour convaincre son groupe de parapher l’accord qu’il a lui-même récemment qualifié de « bonne base ».





Tchad
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