Malgré l’appel au boycott de plusieurs partis politiques et des organisations de la «société civile», plus de deux Tchadiens sur trois, soit 63,75% s’étaient déplacés aux urnes pour se prononcer sur le projet d’une nouvelle Constitution, selon les résultats publiés dimanche soir (ndlr : 24 décembre) par la Commission électorale.
C’est une petite surprise. Ce qui l’est moins, c’est l’écrasante victoire du «oui» qui l’emporte à 86%. La Commission électorale s’est félicitée du bon déroulement du scrutin, ne relevant que des «dysfonctionnements mineurs.» Les résultats définitifs doivent être proclamés par la Cour Suprême le 28 décembre courant.
Du côté de l’opposition, comme souvent en Afrique, on crie à la fraude. Le coordonnateur du « Front de l’opposition crédible», Yaya Dillo, dénonce «des résultats frauduleux». Dès le début de la transition, avec la manière dont le dialogue national a été organisé, il y avait une volonté manifeste de perpétuer les mêmes approches que l’ancien système, a-t-il déclaré à la presse locale relayé par le site d’information Tchadinfos.
Le 17 décembre dernier, les Tchadiens étaient appelés à se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution censée instaurer un retour à l’ordre constitutionnel et mettre fin à la transition ayant suivi la mort de l’ancien président Idriss Déby. Le texte a pour base la Constitution de 1996 et intègre les résolutions et recommandations du dialogue national, tenu du 20 août au 08 octobre 2022 à N’Djamena.
La nouvelle Constitution comporte plusieurs innovations, dont notamment la création, la réhabilitation et le réaménagement des institutions dont le Sénat, la Haute cour de justice, la Cour suprême, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel, la Justice militaire, la Commission nationale des droits de l’homme et le Conseil économique social et culturel.





Tchad


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