Dans l’euphorie de l’installation du général Mahamat Idris Deby Itno pour l’étape II du processus transitoire, le chef du gouvernement, Pahimi Packade Albert, a rendu sa démission.
C’est par courrier officiel que Pahimi Packade Albert a formalisé son départ en motivant sa décision. Il a remercié le President de la Transition pour la confiance placée en lui, car il a eu à conduire en 18 mois l’après Idris Deby.
Aussi, le demisionnaire n’a pas manqué d’indiquer le contexte délicat dans lequel il a composé son équipe jusqu’aux Assises nationales qui ont clos la première phase de la transition.
Le Premier ministre sortant mettra en avant les convergences des vues avec le général Mahamat Idris Deby. Il saluera le leadership de son employeur et son aura de stratège qui a réussi à faire déchanter les sceptiques et oiseaux de mauvais augure qui voyaient le chaos au Tchad.
L’ancien numéro 1 du gouvernement s’est attribué des acquis durant sa mission: la stabilité du pays, le retour des exilés politiques et le dialogue national inclusif. Autant de facteurs qui confirment l’unité nationale et le vivre-ensemble, peut on-lire dans sa lettre de démission.
Il se retire afin que prenne forme la seconde phase de la transition : laisser la possibilité à son employeur d’avoir les instruments adéquats pour cette étape qui conduira le Tchad à un retour à l’ordre constitutionnel.
Rien n’exclut qu’il soit reconduit ou fasse la passation avec son successeur. Le décret portant nomination du patron de la Primature est attendu de tous !





Tchad
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




