C’est une étrange instruction que vient d’émettre le ministre togolais de la Culture et du Tourisme, Kossi G. Lamadokou à l’égard des hôteliers. Dans une circulaire du vendredi 5 juillet, il leur intime l’ordre de pousser leurs clients à regarder la chaîne de télévision nationale (TVT), qui ne serait pas selon lui, bien référencée. Et il promet des contrôles pour s’assurer de la mise en œuvre de cette oukase. On marche sur la tête
Dans une note circulaire datée de ce vendredi 5 juillet 2024, le ministre de la Culture et du Tourisme souligne l’importance de promouvoir la TVT (ndlr : la chaîne publique) dans les lieux communs et les chambres d’hôtels et autres structures d’accueil touristiques du pays. «Il nous a été donné de constater que les postes téléviseurs installés dans les lieux communs et dans les chambres des établissements de tourisme et assimilés font la part belle aux chaînes étrangères au détriment de la chaîne nationale d’information, la Télévision Togolaise (TVT). Il arrive qu’elle ne figure même pas dans les bouquets numériques offerts aux usagers desdits établissements», constate le ministre qui ne précise pas si lui-même regarde la chaîne nationale. Pour lui, il s’agit «d’une tendance qui va à l’encontre des efforts déployés pour promouvoir et valoriser les richesses et valeurs culturelles du Togo.»
Ainsi, «afin d’assurer la promotion et la visibilité des richesses et valeurs culturelles de notre pays, je vous demande de prendre les dispositions idoines pour faire de la TVT, la chaîne de référence et de premier choix dans la programmation de vos postes téléviseurs», a-t-il écrit dans sa circulaire.
Cette mesure, soutient-il, vise à renforcer l’identité culturelle du Togo auprès des visiteurs et à soutenir la chaîne nationale dans sa mission d’information et de promotion culturelle. Des contrôles inopinés sont par ailleurs prévus. «J’attache du prix au respect scrupuleux de la présente note qui expose désormais à des contrôles inopinés», conclut la note circulaire du ministre.





Togo![Édito | Le transport aérien et ses sources de stress (Suite) [Par Jean-Louis Baroux] Les difficultés ne sont pas terminées. La première chose que voit le passager à son arrivée vers la salle d’embarquement est une queue. Sauf à être sur place depuis quelque temps pour prendre les premières positions dans la file, il faudra à notre client aller au fond de la queue et si, par hasard il a payé un accès privilégié, comme d’ailleurs beaucoup le font, il devra trouver où commence la file des prioritaires, laquelle est souvent aussi longue que la normale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Avion--450x216.jpg)



![Tribune | Le soft power naissant de Madagascar est-il menacé par le coup d’État militaire ? [*Par Dr. Jean-Baptiste Noé] Madagascar n’a pas attendu 2025 pour avoir du potentiel. Ce qui est plus récent, en revanche, c’est l’effort pour transformer ce potentiel en stratégie d’influence. Sous la présidence d’Andry Rajoelina, la diplomatie économique et la mise en récit touristique ont été assumées comme des priorités, avec une volonté affichée d’attirer investisseurs et partenaires autour de la destination Madagascar, articulé à la biodiversité, l’artisanat et la culture.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/01/Baobab-450x300.jpg)
![Édito | Aérien : tension entre les transporteurs et les distributeurs [Par Jean-Louis Baroux] Il n’est pas inutile de rappeler à quoi sert le BSP (Plan de facturation et de règlement) et pourquoi il est indispensable dans l’organisation du transport aérien. Avant l’invention de ce produit en 1971 par Brian Barrow alors en charge de la distribution chez IATA, les compagnies aériennes devaient déposer des stocks de billets dans les agences de voyages.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/01/Deplacement-Pros-450x151.jpg)
