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Trafic ferroviaire : Le Mali retient son souffle

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Depuis mai 2018, le train ne circule plus malgré un plan de relance qui bute à plusieurs entraves. Le gouvernement de transition entend réactiver ce pan du transport à partir du 31 juillet prochain.

En 2003 , les gouvernements du Mali et du Sénégal signaient une concession à la société transrail. Une privatisation qui échouera à cause de l’absence de modernisation du chemin de fer et la relance des activités économiques. La concession prendra fin en 2016 après les ratés d’alors. C’est alors qu’une société transitoire dénommée  » Dakar-Bamako ferroviaire » verra le jour pour gérer les rails.

La réhabilitation lancée sera un réel camouflet avec l’acquisition de quatre (4)locomotives aux USA qui n’étaient en réalité que de la pacotille. Pourtant, le gouvernement de l’ancien président d’IBrahim Boubacar Keita alors aux affaires, avait mobilisé 4,7 milliards de FCFA, soit 7,20 millions d’euros, pour la transaction.


Le Mali se fera duper par la structure américaine SATAREM censée livrer les wagons qui n’étaient que des pièces de seconde main. Un paradoxe quand il s’avère que le représentant au Mali n’est autre que Bassidy Dembele, le fameux roi 1212, célèbre opérateur économique qui s’affiche permanement avec les people.

Prévisions financières d’hier à aujourd’hui

A noter que 6 mois après l’arrêt du trafic ferroviaire, le Mali créé la SOPAFER (Société du patrimoine ferroviaire). Une entité d’État qui avait tablé déjà dans son programme 2019-2020, la mobilisation de 9,87 milliards FCFA, montant destiné à réhabiliter et relancer la ligne Bamako- Diboly (située à la frontière du Sénégal).

Désormais le dossier est porté par les hautes autorités de la transition qui comptent mettre à niveau 586 Km de rails. La réhabilitation de 19 gares ferroviaires, la rénovation des dépôts et ateliers maintenance, en plus de l’achat des locomotives constituent la feuille de route du gouvernement.  

Opération de réhabilitation

Un plan de relance d’urgence sous le régime défunt, avait vu le jour. Il n’a pas pu avancer suite au coup d’État d’août 2020. La transition s’active au redémarrage du train voyageur car la réhabilitation est au coeur du plan de relance d’urgence. Pour ce faire, une conciliation tripartite avec l’Union nationale des travailleurs du Mali et le Conseil national du patronat a été signée : objectif, le train doit souffler au plus tard le 31 juillet 2021.

Une commission composée de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) statue sur la formule d’acquisition des locomotives ainsi que la libération du domaine ferroviaire. Quand l’arrêt du train a été constaté, les mairies n’ont pas hésité à vendre des espaces relevant de la SOPAFER. Cette dernière, depuis novembre 2020, a mis des plaques à son effigie sur les zones concernées : les occupants sont sommés de vider les lieux.

Après l’échec des USA, les autorités du rail malien se sont tournées vers un fournisseur local. Il est convenu qu’il doit disposer de locomotives à Abidjan où les négociations sont très avancées.

Vivement donc le 31 juillet 2021 pour la réouverture du trafic ferroviaire. A rappeler qu’il ouvrira la voie aux produits des ports de Dakar, Nouakchott et par ricochet Banjul.

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