Selon un communiqué publié en grande pompe hier soir (ndlr : lundi 02 octobre) par le ministère des Affaires étrangères algérienne, la junte nigérienne aurait accepté l’offre de médiation d’Alger qui prévoit une période de transition de 6 mois. Mais moins de 24 heures après, les militaires au pouvoir à Niamey ont fait une mise au point en précisant que «la période de transition sera fixée lors d’un forum national inclusif.»
«Le gouvernement algérien a reçu, par le canal du ministère nigérien des Affaires étrangères, une notification d’acceptation de la médiation algérienne visant à promouvoir une solution politique à la crise au Niger dans le cadre du plan de règlement présenté par le Président de la République», indique la note d’information de la diplomatie algérienne.
Le 23 août dernier, le chef de l’État algérien Abdelmajid Tebboune avait en effet mandaté son chef de la diplomatie, Ahmed Attaf pour une tournée d’une semaine au Nigeria, au Bénin et au Ghana. L’objectif était de proposer des solutions à la crise nigérienne. A la suite de ce parcours, l’Algérie avait proposé « un plan de transition de six mois » aux putschistes à Niamey avant tout retour à la normalité constitutionnelle, contre une transition de trois ans maximum annoncée par ces derniers.
Parallèlement, un communiqué du ministère nigérien des Affaires étrangères, publié lundi 2 octobre, indique que les autorités reconnaissent avoir fait part de leur disponibilité à examiner l’offre de médiation de l’Algérie. Cependant, les militaires au pouvoir rappellent que la durée de la transition sera déterminée par un «forum national inclusif.». Niamey veut rester maître de la durée de la transition. La junte avait précisé que celle-ci ne dépassera pas trois ans.





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