Dans un communiqué pompeux, la présidence tunisienne a annoncé, dimanche dans la soirée, que Tunis et l’Union européenne ont signé un protocole d’accord sur un «partenariat stratégique global» qui concerne la promotion du commerce et le sujet explosif de la lutte contre l’émigration clandestine dont les réseaux pullulent en Tunisie et en Libye voisine. Au total, l’UE s’engage à verser près d’1 milliard d’euros au gouvernement tunisien.
C’est au terme d’une deuxième rencontre en deux mois, entre Ursula von Leyen, présidente de la Commission européenne, Georgia Meloni, la Cheffe du gouvernement italien, Mark Rutte, Premier ministre néerlandais et le chef de l’Etat tunisien Kais Saied ce week-end. C’est le troisième déplacement en deux mois à Tunis du triumvirat européen pour convaincre le président tunisien de s’engager fermement dans la lutte contre l’émigration clandestine dont son pays sert de base des traversées vers les côtes italiennes.
Pas un mot en revanche sur les propos racistes du président tunisien, ni sur les exactions et les violences que subissent les migrants africains, y compris ceux légalement installés en Tunisie.
La Cheffe du gouvernement italien a annoncé la tenue d’une conférence au sommet sur la migration dimanche 23 juillet à Rome, «car la solution à cette question et à cette situation inhumaine ne peut être que collective en éliminant les causes avant de s’attaquer aux conséquences.» Pas un mot en revanche sur les propos racistes du président tunisien, ni sur les exactions et les violences que subissent les migrants africains, y compris ceux légalement installés en Tunisie. Tout aussi étrange, l’absence de la moindre réaction des dirigeants africains et de tous ces pseudo-activistes si prompts à s’en prendre au «néo-colonialisme» dans les réseaux sociaux.
La présidente de la Commission européenne a insisté sur le soutien de Bruxelles au développement économique de la Tunisie en lui apportant un appui financier et budgétaire dont le montant s’élève à 650 millions d’euros destinés aux énergies renouvelables, au tourisme et au secteur numérique.
Enfin, une enveloppe de 300 millions d’euros appuiera Tunis pour muscler son dispositif de lutte contre l’émigration clandestine.





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