La Banque mondiale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la Tunisie en 2022 passant de 3,5% en janvier et à 3% en avril.
Dans son dernier bulletin d’information économique pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) intitulé « Confrontation avec la réalité : prévisions de croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord en période d’incertitude? », l’institution financière a expliqué que cette croissance prévue de 3 % en 2022 est soutenue par une reprise mondiale progressive après la pandémie.
D’après la même source, la croissance devrait finir par gagner du terrain, mais elle reste modeste à environ 3,5 % par an à moyen terme, entraînée par des défis structurels préexistants et la conjoncture économique. La BM prévoit aussi un taux d’inflation de 6,5% en 2022 et 2023 et un taux de pauvreté de 3,4 % en 2022 et 3,1 % en 2023. Selon l’institution de Bretton Woods, le nombre de personnes pauvres et vulnérables au seuil de 5,5 dollars (PPA de 2011) devrait passer de 18,9 % en 2022 à 17,7 % en 2023 et ne devrait pas revenir aux niveaux d’avant la crise avant 2024. Elle a estimé que les perspectives économiques de la Tunisie restent très incertaines, rappelant que le rebond économique en 2021 a été relativement modéré. Quant aux préoccupations concernant la viabilité de la dette, elles sont restées aiguës en raison des déficits budgétaires et des besoins de financement élevés. Le document a fait savoir que les principaux facteurs à l’origine de cette modeste reprise comprennent la dépendance relative de l’économie vis-à-vis du tourisme, ainsi que l’espace budgétaire limité et l’environnement commercial difficile, y compris les restrictions sur les investissements et la concurrence.
L’Institut national de la statistique (INS) avait fait savoir que l’économie nationale a enregistré en 2021 une croissance de 3,1%. Aussi, une croissance annuelle du Produit Intérieur Brut (PIB) réel au taux de 1,6% a été enregistrée au cours du quatrième trimestre de 2021. L’institut explique que la croissance bénéficie essentiellement d’une reprise circonstancielle de la production dans les secteurs de l’extraction (mines 78,6%, pétrole et gaz 20,6%).





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