L’or bat un nouveau record face à l’incertitude Trump et poussé par l’affaiblissement du dollar après des données décevantes sur la croissance américaine. Jeudi, l’once d’or a culminé à 2 798,59 dollars, écrasant son précédent record de 2 790,10 dollars atteint fin octobre. Une aubaine pour les principaux pays africains producteurs d’or tels que le Ghana, le Mali, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Soudan …
L’or a battu un nouveau record jeudi 30 janvier, opérant comme valeur refuge face aux incertitudes autour de la politique économique de Donald Trump, et poussé par l’affaiblissement du dollar après des données décevantes sur la croissance américaine. Jeudi, l’once d’or a culminé à 2798,59 dollars, écrasant son précédent record de 2 790,10 dollars atteint fin octobre. Selon Susannah Streeter, spécialiste des marchés pour Hargreaves Lansdown, «les investisseurs se réfugient (dans l’or) pour affronter une tempête d’imprévisibilité» ces dernières semaines, tout particulièrement à cause des menaces de droits de douane lancées par Donald Trump.
Le président américain a notamment annoncé sa volonté d’imposer 25% de taxes douanières [en vigueur depuis vendredi 31 janvier]sur les produits en provenance du Canada et du Mexique, pourtant théoriquement protégés par un accord de libre-échange, et 10% sur les produits chinois, à compter du 1er février. La politique commerciale protectionniste promise par Trump rend en théorie le dollar attractif car elle est susceptible de doper l’inflation et donc de contraindre la banque centrale américaine (Fed) à maintenir ses taux directeurs à un niveau élevé.
Affaiblissement du dollar
L’institution monétaire vient d’ailleurs tout juste de décider de maintenir ses taux. Sauf que le dollar souffre jeudi après une croissance légèrement inférieure aux attentes au quatrième trimestre, relève Kathleen Brooks, analyste pour XTB, interrogée par l’AFP. Le signe d’une économie américaine moins forte que prévu, que la Fed pourrait être encouragée à soutenir en abaissant quand même ses taux. L’affaiblissement de la devise américaine et des rendements des obligations d’Etat américaines, valeurs refuge concurrentes de l’or, pousse les investisseurs à se reporter sur le métal.
L’or est également considéré comme un moyen de se protéger «des fluctuations des marchés boursiers», explique Susannah Streeter. Or, ces derniers ont été remués cette semaine par le modèle d’intelligence artificielle développé par la start-up chinoise DeepSeek, qui «a potentiellement menacé la domination de la Silicon Valley» et fait chuter les valeurs technologiques américaines. Le prix du métal jaune pourrait augmenter encore si la hausse des droits de douane venait à le concerner directement, signale par ailleurs Carsten Fritsch, analyste pour la banque allemande Commerzbank, qui relève que le Canada est le quatrième producteur mondial selon le Conseil mondial de l’or.
Série de records
Avant le retour de Donald Trump, l’or avait déjà enchaîné une série de records, gonflant d’environ 35% depuis le début de l’année 2024. Il était alors porté par un climat d’incertitudes géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient. Après 15 mois de combats et de bombardements dans la bande de Gaza, Israël et le Hamas ont signé en janvier un accord de trêve dans le territoire palestinien.
L’or a également profité de «la demande continue des banques centrales» pour alimenter leurs réserves, ajoute Joseph Dahrieh, de la société de courtage Tickmill. Selon les dernières données de novembre du CMO, les banques centrales de Pologne, de Turquie ou encore d’Inde sont parmi les plus gros acheteurs, tandis que la Chine a repris ses achats, après les avoir mis en pause pendant six mois.
Avec AFP
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