Donald Trump a revendiqué la capture de Nicolas Maduro comme une opération militaire américaine réussie, se félicitant de la puissance des États-Unis et de l’absence de pertes. Il annonce une transition politique et une mise sous tutelle du pays.

Alors que les États-Unis ont capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro dans le cadre d’une opération menée dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier, Donald Trump est longuement revenu en fin de journée (17h GMT+1) sur les opérations menées par les Américains à Caracas au Venezuela, lors d’une conférence de presse.
Il y avait en fait trois messages dans cette allocution de Donald Trump, d’abord un exercice d’autocongratulation, il a parlé de cette force surpuissante américaine, d’une « opération magnifique », il a rappelé de précédents succès des forces des États-Unis comme celle menée en juin 2025 en Iran, opération Marteau de minuit. Donald Trump a raconté également la capture de Nicolas Maduro, au beau milieu de la nuit, aux côtés de sa femme.« Impressionnant, » dit Donald Trump, « aucun soldat américain n’a été tué, aucun équipement n’a été perdu. »
Les États-Unis vont se charger de la transition
Deuxième message, que se va-t-il se passer maintenant ? « Nous allons opérer une transition utile, dit le président américain, il ne s’agit pas qu’un membre de la famille politique de Nicolas Maduro revienne au gouvernement, insiste Donald Trump, nous allons garantir une transition juste pour le grand peuple vénézuélien. »
Le troisième message est en quelque sorte une mise sous tutelle américaine. « Il faut être clair, dit Donald Trump, tant que la transition n’est pas effectuée, nous allons nous installer là-bas et gérer les affaires. » Il détaille ce qu’il entend par gérer les affaires, « nous allons installer notre plus grande entreprise pétrolière américaine et faire de l’argent pour le Venezuela, » au moins les choses sont dites clairement. Donald Trump ne s’arrête pas là, il insiste également sur le fait que les Américains sont « prêts à organiser une deuxième attaque bien plus vaste, bien plus grande s’il le faut, mais cette deuxième vague, dit-il, ne sera pas nécessaire. » C’est une phrase qui sonne évidemment comme un dernier avertissement aux proches de Nicolas Maduro qui auraient dans l’idée, sait-on jamais, de lui succéder. Et cette transition au Venezuela sera l’un des enjeux évidemment des prochaines semaines.








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