Dotées d’importantes réserves en cobalt, le minerai stratégique pour fabriquer les batteries pour les véhicules électriques, la Zambie et la RDC ont conclu une alliance inédite pour créer une méga-usine commune. Le site sera installé dans une zone franche située dans la province du Haut-Katanga.
La RD Congo et la Zambie ont signé, lundi 27 mars, un accord sur le lancement de l’étude de faisabilité d’une zone franche dédiée à la fabrication des batteries des véhicules électriques. L’étude, dont les résultats seront publiés en août prochain, est financée par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). La zone franche, qui devrait s’étendre sur 2.000 hectares, sera érigée dans la province congolaise du Haut-Katanga, frontalière avec la Zambie.
«On met ce projet dans un espace hors taxes qui est considéré comme un espace sous douanes parce qu’on en connaît souvent beaucoup d’investisseurs qui plient bagage, parce que seulement, ils font l’objet de beaucoup de tracasseries», a déclaré le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku, lors de la cérémonie de signature de l’accord tenue à Kinshasa en présence de son homologue zambien, Chipoka Mulenga.
«Voilà pourquoi on part les isoler dans cet espace que les gouvernements congolais et zambien ont créé pour permettre que l’investissement soit beaucoup plus compétitif avec des coûts réduits. Si on capte 10% de ce marché, cela nous fait 700 milliards de dollars, calcule le ministre congolais. Donc il appartient à nous, Africains, de monter des stratégies pour voir comment nous captons », a-t-il ajouté.
La RD Congo concentre plus de 70% de la production de cobalt à l’échelle mondiale alors que la Zambie est le 6e producteur mondial de cuivre et le deuxième producteur de cobalt en Afrique. Ces minéraux sont des éléments essentiels à la production de batteries des véhicules électriques.





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