L’Agence du cobalt de la République démocratique du Congo (RDC) assure avoir produit les 1.000 premières tonnes métriques de cobalt artisanal traçable, une étape cruciale dans le processus de formalisation du secteur dans un pays qui fournit une grande partie de ce métal critique pour l’industrie des véhicules électriques.

La RD-Congo détient en effet 72 % des réserves mondiales de cobalt et représente plus de 74 % de l’approvisionnement, provenant en grande partie de mines artisanales informelles. L’exploitation minière artisanale est vitale pour le pays, car elle emploie entre 1,5 et 2 millions de personnes et fait vivre indirectement plus de 10 millions de personnes.
Mettre le cobalt congolais en conformité avec les normes internationales
L’essentiel du cobalt non réglementé échappe à tout contrôle officiel, ce qui rend son approvisionnement difficile à tracer et l’expose au risque de confiscations par les autorités. Afin de freiner la surproduction et de soutenir les prix, Kinshasa a instauré des quotas d’exportation en octobre 2025 après plusieurs mois d’interdiction. Le système de quotas, géré par l’autorité de régulation (Arescom), limite les exportations et encourage la transformation locale en rendant moins intéressante- pour les producteurs l’exportation de cobalt brut.
L’Entreprise Générale du Cobalt (EGC), filiale du groupe minier public Gécamines, a annoncé jeudi 13 novembre lors d’une cérémonie dans la ville minière de Kolwezi au sud de la province du Grand Katanga, la production des 1.000 premières tonnes de cobalt artisanal traçable. Le management de l’entreprise a indiqué que son modèle de traçabilité permettra d’assainir la chaîne d’approvisionnement et de mettre la production en conformité avec les normes internationales. «Notre vision est de transformer le cobalt artisanal en un atout stratégique sous contrôle congolais,» a déclaré son PDG, Eric Kalala en ajoutant que «chaque tonne achetée par EGC doit refléter non seulement la valeur du minerai, mais aussi la dignité de ceux qui l’extraient. »
La demande mondiale de cobalt devrait augmenter de 40 % d’ici 2030, sous l’effet de la demande en véhicules électriques et en stockage d’énergie, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Les constructeurs automobiles et les entreprises d’électronique exigent de plus en plus de preuves d’un approvisionnement éthique, ce qui exerce une pression sur les producteurs pour qu’ils éliminent le travail des enfants et les pratiques dangereuses.

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