Le gouvernement zimbabwéen s’est engagé à verser au cours de ce mois d’octobre, une première tranche de 20 millions de dollars à des fermiers locaux qui avaient été expropriés de leurs terres sous le régime de l’ex-président Robert Mugabe, a annoncé le ministre des Finances, Mthuli Ncube
«Parmi les victimes qui seront indemnisées figurent des agriculteurs étrangers originaires de Belgique, d’Allemagne et d’autres pays, ainsi que 400 Zimbabwéens noirs», a-t-il précisé.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures visant à réanimer le secteur agricole du pays et à contribuer à la relance de l’économie. Elle ne concerne pas cependant plus de 4000 fermiers blancs zimbabwéens expropriés, qui devraient être dédommagés à hauteur d’environ 3,5 milliards de dollars, dans le cadre d’un processus d’indemnisation distinct.
Au début des années 2000, plusieurs milliers de grands propriétaires locaux (blancs pour la plupart), étrangers avaient été expulsés de leurs terres, dans le cadre de la réforme agraire lancée par Robert Mugabe. Cette opération avait pour objectif affiché de «corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique.» Mais la redistribution des terres a surtout profité aux proches du régime et est allée à des fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de la production agricole et une grave crise économique qui a poussé Harare à interrompre le remboursement de sa dette.
Indemnisation contre apurement arriérés de dettes
Le Zimbabwe traîne encore une dette extérieure de 12 milliards de dollars due entre autres, à la Banque mondiale, à la Banque africaine de développement (BAD), à des pays membres du Club de Paris et à plusieurs créanciers privés.
Toujours privé du soutien des bailleurs de fonds internationaux, Hararé a eu beaucoup de mal à obtenir de nouvelles lignes de crédit et à attirer les investissements étrangers nécessaires à la relance de son économie.
L’indemnisation des fermiers expropriés est l’une des conditions posées par les principaux créanciers du pays pour accepter un programme d’apurement des arriérés de dettes.
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