Le secteur agricole devrait enregistrer une croissance de 12,8 % en 2025 après une contraction de 15 % l’année dernière. Ce rebond du PIB agricole, principal moteur de l’économie du pays, mettrait (enfin ?) le Zimbabwe sur une trajectoire de croissance que les autorités espèrent durable. En 2024, la croissance s’était établie à 2%
Croissance de + 6% : la projection de la Banque mondiale en phase avec le ministre des Finances
Dans un nouveau rapport intitulé «Global Economic Prospect», la Banque mondiale prédit cette année une croissance de 6,2 % pour le Zimbabwe, bien au-dessus de la moyenne d’Afrique subsaharienne qui s’établirait à 4,1 %. La Banque mondiale confirme ses projections d’automne 2024 où elle avait prédit qu’un rebond du PIB à 6% était possible «une fois que les effets de la sécheresse – en particulier sur la production agricole et la production hydroélectrique – commenceront à s’atténuer et que les initiatives d’investissement en cours stimuleront la production minière et manufacturière.»
La projection de la Banque mondiale est en phase avec les chiffres avancés en novembre 2024 par le ministre zimbabwéen des Finances, Mthuli Ncube, qui table sur une croissance de 6 %, portée par une forte reprise du secteur agricole. Après un exercice 2024 plus que moyen qui a vu la croissance ralentir à 2 %, à cause des turbulences dans l’industrie agricole, le ministre des Finances avait prédit le rebond de la croissance du PIB agricole à 12,8 % en 2025 après une chute de 15 % l’année précédente.
Le stress hydrique entraîné par le phénomène climatique El Niño a considérablement fait chuter la production agricole en 2024, ainsi que les infrastructures hydroélectriques qui constituent la deuxième source d’approvisionnement en électricité du pays. A titre indicatif, des filières de production clés telles que le tabac, le coton ou le maïs ont sous-performé lors de la campagne 2023/2024, avec respectivement des récoltes qui avaient respectivement chuté de 20,6 %, 45 % et 72 % !
En dehors de l’agriculture, d’autres secteurs clés comme les mines pourraient aussi jouer un rôle majeur en 2025. D’après le ministère des Finances, le secteur minier devrait croître de 5,6 %, contre 2,3 % en 2024. En plus de la croissance retrouvée, Hararé marque aussi des points contre l’inflation. Selon la Banque centrale, l’indice des prix à la consommation a baissé en novembre (11,7 %) et en décembre derniers (3,7%), suscitant un peu d’espoir des ménages confrontés depuis plusieurs années à une hyperinflation.





Zimbabwe


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