Une somme d’environ 1,79 milliard d’euros a été réunie au niveau international pour aider les pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest à lutter contre l’aggravation de la famine, a indiqué jeudi 7 avril l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).
Les sécheresses extrêmes, l’épidémie de Covid-19 et maintenant la guerre en Ukraine sont « autant de facteurs qui exacerbent » les risques de famine au Sahel et en Afrique de l’Ouest, avaient alerté mercredi 6 avril les spécialistes réunis à l’OCDE, lors d’une table ronde à l’initiative de l’Union européenne et du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Plusieurs pays dont les Etats-Unis et la France ont promis d’augmenter leur aide financière. L’Union européenne a notamment promis 67 millions d’euros supplémentaires, portant son engagement à 240 millions d’euros pour 2022, a précisé la FAO dans un communiqué. La France apportera de son côté 166 millions d’euros cette année. « La guerre de Poutine contre l’Ukraine est aussi une guerre contre la sécurité alimentaire mondiale (…) Les régions du Sahel risquent d’être les premières à en faire les frais », avait dénoncé mercredi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. L’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) a prévenu que « la faim et la malnutrition pourraient toucher 38,3 millions de personnes d’ici juin » faute de mesures appropriées, évoquant une crise d’une « ampleur exceptionnelle ». Oxfam ou Action contre la faim avaient fait part mardi 5 avril de leurs inquiétudes concernant une « chute brutale de l’aide internationale en Afrique ». Elles s’appuient notamment sur l’exemple du Danemark, qui a réaffecté en mars deux milliards de couronnes (environ 269 millions d’euros) alloués à des programmes au Sahel pour financer l’accueil des réfugiés ukrainiens.


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