fbpx

Affaire de la « Farmgate » : Ouverture d’une enquête parlementaire contre le Président Ramaphosa

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Le Parlement sud-africain a annoncé, vendredi 5 août, avoir approuvé une demande d’enquête visant le Président Cyril Ramaphosa, au sujet des accusations criminelles portées contre lui dans le cadre de l’affaire de la « Farmgate ».

« La présidente de l’Assemblée nationale, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, considère que la motion présentée en vertu de l’article 89 de la Constitution, tel qu’introduite par Vuyo Zungula, du Mouvement de transformation africain (ATM), est conforme aux règles », a déclaré le porte-parole du Parlement, Moloto Mothapo.

En juin dernier, une plainte pénale a été déposée contre Cyril Ramaphosa, l’accusant d’avoir enfreint la loi sur la prévention du crime organisé en dissimulant un cambriolage, survenu en février 2020 dans sa ferme privée, où des millions de dollars en espèce auraient été volés.
Selon l’ancien patron de l’Agence de sécurité de l’État, Arthur Fraser, à l’origine de la plainte, « les suspects ont été kidnappés, interrogés et achetés pour garder le silence ».

« Conformément au Règlement intérieur de l’institution législative, Mme Mapisa-Nqakula doit nommer un panel indépendant, en donnant aux partis politiques représentés à l’Assemblée une durée raisonnable de proposer des candidats », a souligné M. Mothapo.

Il a ajouté que « la fonction du panel indépendant est de procéder à une évaluation préliminaire de la motion proposée et, ce faisant, faire une recommandation à la présidente du Parlement dans les 30 jours s’il juge qu’il y a des preuves suffisantes montrant que le chef d’État s’est engagé dans des violations spécifiées dans la motion ».

Jeudi, sept partis politiques majeurs de l’opposition en Afrique du Sud ont convenu d’exiger des réponses du Président Ramaphosa au sujet des accusations criminelles portées contre lui. Ils ont souligné que « le Parlement doit tenir le chef d’État responsable de la violation des lois, en ce qui concerne ce qui s’est passé dans la ferme de Phala Phala », située dans la province du Limpopo (nord-est).

Le président de la république est révocable

Les formations politiques ont également fait savoir qu’ils ont prévu de se réunir à nouveau le 10 août pour examiner la création d’un comité en vertu de l’article 89 de la constitution, qui prévoit que l’Assemblée nationale peut révoquer un Président de la République en cas de violation grave de la Constitution ou de la loi, de faute grave ou d’incapacité à exercer ses fonctions.

Par ailleurs, l’ancien Protecteur du public, Busisiwe Mkhwebane, avait décidé d’ouvrir une enquête sur cette affaire après avoir reçu une plainte déposée par l’ATM. M. Ramaphosa a remis ainsi une réponse écrite aux 31 questions qui lui ont été adressées par le bureau du Protecteur du public.

Fin juillet, le porte-parole national du Congrès national africain (ANC au pouvoir), Pule Mabe, a révélé que M. Ramaphosa a comparu devant la Commission d’intégrité du parti, notant qu’une autre audience pourrait suivre en cas de besoin.

La Présidence sud-africaine avait confirmé les faits survenus dans la ferme de Phala Phala, mais a nié toute complicité criminelle, arguant que le chef d’État était absent pour assister au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en février 2020 lorsque le vol a eu lieu dans sa ferme.

Partager.

Répondre