L’Union européenne (UE) a annoncé vendredi 28 janvier qu’elle apporterait plus de 280 millions d’euros (303 millions de dollars) en subventions à l’Afrique du Sud, pour l’aider à verdir son économie dépendante du charbon. L’argent provient de « Global Gateway », a précisé l’UE, le plan européen visant à soutenir les investissements dans les infrastructures de pays en développement, en réponse à l’influence chinoise via les « nouvelles routes de la soie ».
« Ensemble avec l’Afrique du Sud, nous nous engageons sur la voie de la décarbonation », a déclaré, selon un communiqué de l’UE, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à Pretoria pour des entretiens.
L’Afrique du Sud est plus que jamais un champ de batailles d’influence depuis le début de la guerre en Ukraine il y a près d’un an, et Pretoria est courtisée par la Russie, la Chine et l’Occident. Le versement de subventions répond à la critique récurrente des pays en développement, dont L’Afrique du Sud, que l’aide des pays riches dans la lutte contre le réchauffement climatique prend généralement la forme de prêts, non de subventions. Une partie des fonds ira à la reconversion des centrales au charbon sud-africaines. Le pays, l’un des 12 plus gros pollueurs au monde, produit environ 80% de son électricité à partir du charbon. Ces subventions s’ajoutent aux 8,5 milliards de dollars déjà promis en 2021 par l’UE, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les États-Unis. La Secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, qui vient d’effectuer une visite en Afrique du Sud fin janvier, a de son côté rappelé que Washington avait promis 1 milliard de dollars dans le cadre du programme « Just Energy Transition Partnership ».





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