Dans une dynamique de renforcement de la coopération Sud-Sud, l’Agence marocaine de Coopération internationale (AMCI) et la Banque Ouest-africaine de Développement (BOAD) ont engagé un dialogue stratégique visant à explorer les opportunités de mise en œuvre de programmes conjoints.
L’objectif est de soutenir les projets financés par la BOAD dans plusieurs pays africains à travers des actions concrètes de renforcement des capacités, en mobilisant l’expertise marocaine et les partenariats techniques de l’AMCI
Face aux défis multiples auxquels sont confrontés de nombreux pays africains – qu’ils soient économiques, climatiques, énergétiques ou liés à la formation du capital humain- la coopération triangulaire apparaît comme une solution innovante et adaptée. En combinant l’expérience du Maroc dans la coopération technique, le rôle de financement et d’accompagnement stratégique de la BOAD, et les besoins spécifiques des pays bénéficiaires, cette approche permet de construire des projets structurants et durables.
Cette rencontre entre l’AMCI et la BOAD illustre la convergence de leurs visions respectives autour d’un développement solidaire, inclusif et ancré dans les réalités africaines.
Au cœur de cette collaboration potentielle, la mise en place de cycles de renforcement des capacités représente un axe majeur. Ces formations, destinées aux cadres techniques, fonctionnaires, et responsables de projets dans les pays partenaires, permettront le transfert de compétences dans des secteurs stratégiques comme l’eau, l’énergie, l’agriculture, la santé ou encore la gouvernance.
L’AMCI, déjà engagée dans des actions similaires avec plusieurs partenaires africains et internationaux, assurera la coordination logistique et pédagogique de ces programmes, tout en adaptant les contenus aux priorités locales.
Des partenaires techniques marocains mobilisés
L’un des leviers essentiels de cette coopération triangulaire réside dans l’implication des partenaires techniques de l’AMCI, parmi lesquels figurent MASEN (Agence marocaine pour l’énergie durable) et l’ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau potable). Ces institutions, leaders dans leurs domaines, mettent leur savoir-faire au service de projets africains à forte valeur ajoutée.
Par exemple, MASEN pourrait accompagner des pays dans l’élaboration et la gestion de projets solaires ou d’énergies renouvelables, tandis que l’ONEE partagerait son expertise en accès à l’eau potable, l’assainissement ou l’électrification rurale.
Vers une coopération triangulaire à impact quantifiable
Au-delà de la simple transmission de compétences, la coopération triangulaire AMCI-BOAD vise à produire un impact concret sur le terrain. Il s’agit d’intégrer ces formations dans un écosystème de projets soutenus par la BOAD, afin de renforcer les capacités locales à mettre en œuvre, gérer et pérenniser les investissements réalisés.
Cette approche pourrait également permettre d’harmoniser les standards techniques et de gestion entre les pays bénéficiaires, tout en favorisant une mutualisation des bonnes pratiques et une plus grande interconnexion des initiatives africaines.
À travers cette coopération, le Maroc réaffirme son engagement en faveur du développement du continent africain, en misant sur le transfert de compétences, la solidarité et le partenariat gagnant-gagnant. Pour sa part, la BOAD confirme sa volonté de ne pas se limiter à un rôle de bailleur, mais de devenir un acteur stratégique du développement humain et institutionnel dans la région ouest-africaine.
Ce partenariat entre l’AMCI et la BOAD pourrait ainsi devenir un modèle reproductible à l’échelle continentale, fondé sur la confiance, la complémentarité et l’efficacité.











