Le procureur a demandé une peine de dix ans de prison ferme ainsi qu’une amende d’1million de dinars, environ 1800 euros, à l’encontre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré en Algérie depuis la mi-novembre pour atteinte à la sûreté de l’État
Jeudi 20 mars, Boualem Sansal a comparu devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida, à Alger, selon plusieurs médias algériens. D’après le quotidien Chorrouk, le procureur a requis une peine de dix ans de prison ferme et une amende d’1 million de dinars à l’issue d’un procès extrêmement court d’environ trente minutes.
Accusé d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué (l’armée), d’atteinte à l’économie nationale et de possession de vidéos et publications menaçant la sécurité et la stabilité du pays, l’écrivain franco-algérien connaîtra son verdict le jeudi 27 mars.
Boualem Sansal s’est défendu seul
Boualem Sansal, âgé de 80 ans, est apparu «en forme.» Il a répondu personnellement aux questions du juge, affirmant : «je n’ai rien fait contre mon pays, j’ai simplement exprimé mon opinion.» Bien qu’un avocat commis d’office ait été désigné, l’écrivain a préféré se défendre seul. Fin février, le bâtonnier d’Alger, Mohamed Baghdadi, avait indiqué que Boualem Sansal avait renvoyé tous ses avocats. Le régime algérien lui avait également ordonné de choisir un autre avocat qui ne soit pas juif.
Interrogé par Europe 1, son avocat François Zimeray affirme avoir «appris par la presse algérienne» que son client «aurait été jugé.» «Un procès fantôme tenu dans le plus grand secret, sans défense, est incompatible avec l’idée même de justice. Cela confirme le caractère arbitraire de cette procédure et d’une détention aussi injuste que cruelle.»
Boualem Sansal a été arrêté le 16 novembre à son arrivée à l’aéroport d’Alger et entendu par le parquet antiterroriste. Il a été placé sous mandat de dépôt en vertu de l’article 87 bis du Code pénal algérien, qui punit les atteintes à la sûreté de l’État, après ses propos sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc dans un entretien avec le média Frontières.





Algérie




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
