Le Burkina Faso et le Niger ont conclu, lundi 22 août, un accord de coopération militaire permettant de multiplier les opérations conjointes de lutte contre les groupes terroristes, a annoncé la Présidence burkinabè à l’issue d’une visite du travail du ministre nigérien de la Défense nationale, Akassoum Indattou à Ouagadougou.
«Nous avons fait le tour de la situation sécuritaire dans nos deux pays, en passant en revue la situation au Niger et au Burkina Faso, en regardant les conditions dans lesquelles nos différentes forces sont en train de travailler actuellement», a indiqué le ministre de la Défense du Niger, à la sortie de l’entretien avec le chef de l’Etat burkinabé, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, rapporte l’agence turque Anadolu.
40% du territoire burkinabè sous contrôle terroriste
Niamey et Ouagadougou, tous deux membres du G5 Sahel, ont convenu de muscler leur coopération militaire en multipliant régulièrement des opérations conjointes sur le terrain contre les terroristes. Les deux pays souhaitent élargir cette coopération avec le Mali et le Bénin «afin d’accroître l’efficacité des actions contre les groupes djihadistes qui profitent de ce déficit de coordination de pays pour s’organiser». Le ministre nigérien de la Défense a lancé une mise en garde aux groupes terroristes qui essaiment dans le Sahel : «pas un centimètre carré du territoire de nos pays ne doit être sous contrôle des criminels». A la différence du Niger, les groupes terroristes ont placé sous leur joug 40% du territoire burkinabé.





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