Louis Paul Motaze, ministre des Finances
Pour sa première émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) du 2e trimestre, le Cameroun espère lever 25 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale), selon un communiqué du ministère des Finances. Pour attirer les investisseurs, Yaoundé a revu le taux d’intérêt de 25 points de base.
Le taux d’intérêt adossé à cette opération de 6 ans de maturité, qui se tiendra le 24 avril prochain, est de 6,25%. En novembre 2022, sur une opération similaire qui visait une collecte de 20 milliards, le pays proposait 6% d’intérêts aux souscripteurs, soit une révision à la hausse de 25 points de base.
Ce réajustement des taux intervient dans un contexte où les investisseurs dans les bons du Trésor sollicitent désormais des rendements beaucoup plus élevés qu’auparavant. Le Cameroun en fait les frais depuis le début de l’année, à en croire les rapports de la Beac. Le 27 mars dernier, alors qu’il recherchait 20 milliards sur des OTA de 3 ans, rémunérés à 4,25%, Yaoundé n’a pu capter que 5 milliards, soit un taux de couverture de 16,6%. Trois semaines auparavant (ndlr : le 6 mars), les investisseurs ne lui ont servi que 14 milliards sur les 30 milliards escomptés au taux de 5,75% pour une maturité de 5 ans.
Le dénouement de l’opération du 24 avril permettra de voir si le marché est réceptif à ce léger redressement. Il faut tout de même dire que les taux proposés par le Cameroun sur ses OTA restent nettement en dessous de ceux de ses voisins de la Cemac ; ce qui pousse les investisseurs à s’orienter vers ceux-ci malgré les risques qui pourraient en découler. Par exemple, sur un OTA de 2 ans émis en mars dernier, le Congo a proposé jusqu’à 5,5%.
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