Le Président Luiz Inácio Lula da Silva du Brésil n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour dire ce qu’il pense du n•1 américain : «Trump essaie de se poser en empereur du monde». Sic !
Et d’expliciter davantage sa pensée : «la démocratie conquise après la Seconde Guerre mondiale est un paramètre et un exemple de la meilleure gouvernance que nous ayons eue au cours des 70 dernières années.»
Lula a accusé jeudi 20 février son homologue américain Donald Trump de vouloir «se poser en empereur du monde» et l’a appelé à «respecter la souveraineté»des pays. Ou des peuples dans leurs diversités naturelles.
«La démocratie conquise après la Seconde Guerre mondiale est un paramètre et un exemple de la meilleure gouvernance que nous ayons eue au cours des 70 dernières années, mais (Trump), par sa façon d’agir, essaie de se poser en empereur du monde», a déclaré Lula dans une interview à une radio locale, Radio Tupi.
«Donner son avis»
«Trump a été élu pour gouverner les États-Unis, pas pour gouverner le monde», a insisté Lula. Ces propos interviennent en pleine tension entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, sur fond de discussions américano-russes. Lula n’a pas cité nommément le conflit en Ukraine, mais il a affirmé qu’il était «important de respecter la souveraineté de chaque pays, car cela permet de renforcer la démocratie».
«Trump tente de donner son avis sur tous les pays, toutes les politiques publiques», a insisté le président brésilien. Lula a également évoqué la question de l’augmentation des droits de douane sur l’acier, demandant au président américain d’«arrêter avec ce protectionnisme».
Il a réitéré qu’il y aurait «réciprocité» si les États-Unis taxaient des produits brésiliens. Le Brésil est le deuxième exportateur d’acier vers les États-Unis, après le Canada. «Tous les jours, il menace d’autres pays», a poursuivi Lula, appelant Donald Trump à «davantage de compréhension et d’amitié envers ses partenaires» commerciaux.






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