Au Global Gateway Forum qui se déroule à Bruxelles, le président congolais Félix Tshisekedi a appelé ce jeudi 9 octobre son homologue rwandais Paul Kagame à avoir « le courage » de travailler avec lui pour faire « la paix des braves » et cesser les violences dans l’est de la République démocratique du Congo
« Je prends à témoin l’assistance ici présente et le monde entier […] pour lancer un appel à la paix, lui tendre la main et demander à ce qu’on arrête cette escalade, » a-t-il déclaré lors d’un forum diplomatique auquel participait également M. Kagame.
« Aujourd’hui […] nous sommes les deux seuls capables d’arrêter cette escalade, » a-t-il ajouté, en référence aux violences qui se poursuivent en dépit d’un accord de paix signé fin juin à Washington.
L’est de la RDC, région riche en ressources naturelles et frontalières du Rwanda, est en proie à des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le groupe armé anti-gouvernemental M23, soutenu par Kigali et son armée.
Passer à autre chose
A Bruxelles, Félix Tshisekedi a souligné que la paix ne pourrait être envisagée qu’à condition que son homologue rwandais donne expressément l’ordre aux troupes du M23 de cesser les hostilités.
« L’Afrique a besoin de passer à autre chose monsieur le président Paul Kagame et nous en sommes capables, » a-t-il encore déclaré.
Présent à la tribune quelques instants auparavant, le président rwandais n’a pas explicitement évoqué ces efforts de paix. Il a simplement fait part d’une « énergie positive » concernant « les affaires, les investissements, la paix. » Sans donner davantage de détails.
Depuis sa résurgence fin 2021, le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, s’est emparé de vastes pans de territoires dans l’Est, riche en ressources naturelles, de la RDC, notamment des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février.
Kinshasa et le M23 ont signé une déclaration de principes à Doha le 19 juillet, dans laquelle les deux parties ont réaffirmé « leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent, » dans la foulée de la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington fin juin. Mais sur le terrain, les violences se poursuivent.
Durant son discours, le dirigeant congolais a pris le soin de saluer l' »implication » de Donald Trump dans les efforts de paix.
Le président américain, de son côté, s’attribue régulièrement le mérite d’avoir mis fin à ce conflit. Il n’hésite pas à l’évoquer lorsqu’il se félicite d’avoir conclu « sept guerres », un argument qu’il présente volontiers comme faisant de lui un candidat idéal au Prix Nobel de la paix.
Avec AFP




![Bruxelles | Est de la RDC : pour faire « la paix des braves, » le Président Tshisekedi tend la main à son homologue rwandais Paul Kagame "Aujourd’hui […] nous sommes les deux seuls capables d’arrêter cette escalade," a-t-il ajouté, en référence aux violences qui se poursuivent en dépit d’un accord de paix signé fin juin à Washington. L’est de la RDC, région riche en ressources naturelles et frontalières du Rwanda, est en proie à des conflits depuis 30 ans. Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le groupe armé anti-gouvernemental M23, soutenu par Kigali et son armée.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/10/Bruxelles-9-octobre-le-President-congolais-Felix-Tshisekedi-au-Global-Gateway-Forum.jpg)



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