Les abonnés à la téléphonie mobile ont jusqu’au 16 mai pour s’identifier. Faute de quoi, leur carte SIM sera désactivée, préviennent les trois opérateurs télécoms du pays Orange, Telecel et Moov Africa dans un communiqué conjoint
La décision est à lier sans nul doute, avec les efforts des autorités pour lutter contre le terrorisme qui endeuille le pays depuis 2015. Les personnes détentrices d’une carte SIM et qui ne se seraient pas identifiées d’ici le 16 mai, verront leur carte «désactivée.»
Par ailleurs, il ne sera plus possible d’avoir plus de deux cartes SIM par abonné par opérateur. Par ailleurs, les autorités obligent les opérateurs télécoms à assurer la vente de cartes SIM exclusivement dans leurs agences ou dans des points de vente agréés. Il en sera fini des ventes à la sauvette dans la rue.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté de Ouagadougou de renforcer le cadre réglementaire concernant l’identification des abonnés dans un contexte marqué par la crise sécuritaire et la recrudescence des cas de fraudes aux moyens des services de communications électroniques.
Le Burkina Faso compte 26,4 millions de cartes SIM actives sur les réseaux des trois opérateurs de téléphonie mobile d’après l’observatoire du marché publié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à fin septembre 2023.





Burkina Faso![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





