C’est accompagné de ses ministres de la Défense nationale, des Affaires étrangères et du commandant des opérations du théâtre national, que le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba Sandaogo, chef de la junte et président de la Transition au Burkina Faso, a été reçu dimanche 11 septembre au palais présidentiel à Niamey par le président Mohamed Bazoum.
Cette visite a permis aux deux chefs d’État «d’apprécier la situation sécuritaire et de trouver les meilleures stratégies pour coordonner la traque contre les groupes armés sur leur frontière».
À la sortie de son entretien avec son homologue nigérien, le chef de l’État burkinabè a déclaré que la question de l’insécurité est préoccupante sur les trois frontières.
Confrontés au terrorisme, le Niger et le Burkina Faso sont liés par un accord de coopération militaire et ont déjà mené des opérations conjointes le long de leur frontière.
Juste avant de répartir à Ouagadougou dans la soirée, le président de la Transition du Burkina Faso s’est rendu au consulat du Faso à Niamey. Officiellement, au moins un million de Burkinabè vivent au Niger. Il a également rencontré le médiateur de la Cédéao pour le Burkina Faso, l’ancien président Mahamadou Issoufou.





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![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




