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Business schools : Le filon africain

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Special EnseignementL’enseignement supérieur privé au Maroc prospère et s’exporte bien. Le sous-continent africain est l’une des destinations les plus prisées. Certaines écoles supérieures privées ouvrent des bureaux de représentation alors que d’autres développent des réseaux. Dans les deux cas, ces écoles jouent des coudes pour recruter des étudiants sénégalais, maliens, mauritaniens, ivoiriens…

 

Banques, cimenteries, pharmaceutique, énergie, agriculture… depuis quelques années, le Maroc est en mode conquête dans le continent. Toutes les ressources de l’Etat sont employées. Bien sûr, il y a des secteurs phares qui s’accaparent toutes les attentions, mais d’autres profitent de l’aubaine et agissent discrètement mais tout aussi efficacement. C’est le cas des Business School.

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Dans ce domaine, le royaume a déjà fait sa révolution. Nombreuses sont les enseignes internationales de l’enseignement supérieur privé qui ont pignon sur rue à Casablanca, Marrakech, Rabat,… souvent au travers de partenariat, de diplômes délocalisés voire de co-diplomation. Ainsi, il est de plus en plus rare de voir l’élite quitter le pays pour se former si ce n’est au gré des programmes d’échanges et des bourses décrochées. Au contraire, le Maroc est devenu une destination que les étudiants issus du sous-continent apprécient et que les marchés de l’emploi africains saluent. Pour tirer profit de ce filon africain, les business schools jouent des coudes.

L’Ecole Supérieure en Ingénierie de l’Information, Télécommunication & Management (ESTEM) est pionnière en la matière. Depuis plusieurs années, cette business school a travaillé au corps les marchés africains émetteurs. Son approche est double: ouvrir des bureaux de représentation, véritable relais d’informations et de recrutement, et engager des partenariats, notamment pour la formation aux classes préparatoires.

Le contingent d’étudiants africains en classe est impressionnant. Dans le lot formé chaque année, une prouesse de l’ESTEM fait que la Côte d’Ivoire lui confie ses 20 meilleurs lauréats du bac national pour les préparer aux concours des grandes écoles du Maroc et du reste du monde. Le succès en Afrique est tel que la Directrice et fondatrice, Mme WafaaBouab Bennani, de l’Ecole annonce sa mue en université dès 2017 avec un campus et toute la panoplie de services à même de convaincre davantage d’étudiants africains de franchir le pas.

L’ESCA Ecole de Management agit dans un autre registre. En collaboration avec son partenaire de référence, Grenoble Ecole de Management (GEM), l’école a monté et pilote un réseau d’écoles africaines, l’INSEAM. Ce centre d’expertise, véritable laboratoire des pratiques managériales en Afrique, réunit 10 business school répartis sur 8 pays africains. L’INSEAM permet de mutualiser les expertises et d’améliorer la qualité académique de chacun des établissements partenaires: formations du corps professoral aux nouvelles pédagogies, accompagnement aux accréditations internationales, développement des ambitions d’internationalisation, accompagnement des projets de mobilité des étudiants et des professeurs, recrutement de nouveaux étudiants… en clair,  » à plusieurs, nous sommes plus forts ! », s’exclame Thierry Grange, le président du Conseil Stratégique de GEM.

Pour l’étudiant, l’avantage est double: en premier lieu, il accède à une expérience de formation internationale par l’accès à d’autres écoles. Dans un second temps, les échanges Sud-Sud pèsent moins sur les budgets et ont plus de chance d’aboutir grâce à des administrations plus conciliantes dans l’octroi de visa. Cette capacité d’attraction fait des émules. A peine installée au Maroc, Adalia School of Business a déjà tracé sa stratégie à destination de l’Afrique. « Notre première ambition est d’être une école attractive pour l’Afrique tant au niveau des meilleurs élèves que du corps enseignants », précise Grégory Gueneau, le Vice-président de l’école. Et de poursuivre :  » l’équipe de AdaliaSchool of Business, qui comprend des enseignants ayant déjà exercé en Afrique, se rendra à Abidjan, Kinshasa et Brazzaville cet été pour aller à la rencontre des bacheliers et des étudiants ». Les pays cibles sont le Sénégal, le Burkina Faso, le Rwanda, le Burundi, le Congo Brazzaville, le Congo Kinshasa, le Kenya et le Soudan.

Reste les attentes des entreprises africaines et l’employabilité des ressources formées. »Ce sont des opérateurs économiques qui nous incitent à creuser davantage notre engagement africain », note Mme Bouab. Au niveau de l’ESCA, la géolocalisation des formations et de l’expertise a été érigée en doctrine. « Notre objectif est de fournir des talents pour l’Afrique, adaptés aux problématiques africaines tout en étant capables de positionner leur entreprise dans la mondialisation », conclut Jean-François Fiorina, Directeur Adjoint de GEM. w

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