Quand le Fonds monétaire international (FMI) frappe à la porte de pays africains ayant des difficultés financières, il vient souvent avec la bourse pleine dans une main, et un chapelet de réformes dans l’autre. Or, cette institution financière internationale vient de mettre la pression sur les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) pour une réunion d’urgence.
Que veut le FMI pour les six pays de la Cémac que sont le Cameroun, le Gabon, le Tchad, le Congo, la Centrafrique, la Guinée Equatoriale ? La question prend tout son sens quand ont sait que cette institution financière internationale vient de susciter une réunion des chefs d’Etat de la région devant se tenir dans pratiquement un mois, jour pour jour, le 18 août prochain.
Cette réunion qui se tient dans un contexte où l’ensemble des pays d’Afrique centrale est confronté à des diffultés liées à la crise du Covid-19 et que quelques mois avant cette période délicate, le FMI avait exigé que la Cémac procède à la dévaluation du Franc CFA de l’Afrique centrale. Comme pour le cas des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, le taux de change de cette monnaie est fixé par un accord avec le Trésor public français. Sauf que la chute des cours des matières premières de ces dernières années avait conduit à l’aggravation des déficits jumeaux des pays d’Afrique centrale et par conséquent à la chute drastiques des réserves de changes.
Pour rappel, les déficits jumeaux ou double déficit désignent la situation d’un pays enregistrant en même temps un déficit public et un déficit de sa balance courante, c’est-à-dire une situation dans laquelle les dépenses des administrations publiques excèdent leurs revenus, et où les importations de biens et services .

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Cameroun
Gabon

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