À la suite des élections législatives du 27 décembre, le gouvernement ivoirien a présenté sa démission le 7 janvier. Une étape institutionnelle attendue qui ouvre la voie à la formation d’une nouvelle équipe, dans un contexte de large domination parlementaire du parti présidentiel et d’agenda politique chargé pour les semaines à venir.
La Côte d’Ivoire est entrée dans une phase de transition gouvernementale. Le mercredi 7 janvier, le Premier ministre Robert Beugré Mambé et l’ensemble de son équipe ont présenté leur démission à l’issue d’un Conseil des ministres présidé par Alassane Ouattara.
Dans un communiqué, la présidence a précisé que le chef de l’État avait officiellement mis fin aux fonctions du gouvernement, tout en adressant ses remerciements à l’équipe sortante pour sa «contribution au développement socio-économique» du pays.
Un large plébiscite parlementaire pour le RHDP
Cette démission intervient dans la foulée des élections législatives du 27 décembre, largement remportées par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Le parti présidentiel a raflé plus de 75 % des sièges à l’Assemblée nationale, consolidant ainsi son emprise sur le pouvoir législatif.
Ce scrutin est intervenu deux mois seulement après la réélection d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat présidentiel, avec près de 90 % des suffrages exprimés, renforçant sa légitimité politique.
Au-delà de la nomination du futur gouvernement, plusieurs rendez-vous institutionnels majeurs sont attendus dans les prochaines semaines. Parmi eux figurent l’élection du président de l’Assemblée nationale et, potentiellement, la nomination d’un vice-président. Autant de décisions qui structureront la nouvelle séquence politique du pays.
Ces échéances seront particulièrement scrutées par les acteurs économiques et les partenaires internationaux, alors que la Côte d’Ivoire demeure l’une des principales économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Stabilité politique et enjeux économiques
Entre 2012 et 2020, le pays a enregistré une croissance économique moyenne de 8,2 %, l’une des plus élevées d’Afrique, selon la Banque mondiale. Dans ce contexte, la composition du prochain gouvernement et les orientations politiques à venir seront déterminantes pour maintenir la dynamique de réformes, consolider la stabilité macroéconomique et poursuivre les investissements structurants.
La formation de la nouvelle équipe ministérielle est désormais attendue comme un signal clé de continuité – ou d’inflexion – de la stratégie économique et institutionnelle du pouvoir ivoirien.





Côte d’Ivoire
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