Henri Konan Bédié, l’ancien président de Côte d’Ivoire est mort à l’âge de 89 ans dans une clinique à Abidjan, le 1er août 2023. Il aura été de tous les combats politiques de son pays.
L’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié est mort à l’âge de 89 ans dans un hôpital privé à Abidjan, a annoncé un membre de la communication de son parti, mardi 1er août 2023 dans la soirée.
« Il est décédé à la Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie (PISAM) », a déclaré cette source. Mardi soir, une foule commençait à se former devant sa résidence à Abidjan.
Candidat unique à sa succession
Chef de l’Etat de 1993 à 1999, Henri Konan Bédié n’avait pas exclu d’être candidat à la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
Il avait été désigné fin mars candidat unique à sa succession à la présidence du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) – principal mouvement d’opposition et parti du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny -, dont l’élection est prévue lors du prochain congrès du parti en juin.
Il avait appelé fin mars les membres de son parti à s’unir pour remporter la prochaine élection présidentielle en 2025, qui suivra les élections municipales et régionales prévues le 2 septembre prochain.
Henri Konan Bédié avait également été désigné candidat lors de la dernière élection présidentielle en 2020.
Renversé par un coup d’Etat
Ancien parti unique, le PDCI a été au pouvoir de 1960, lors de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, à 1999, fin du mandat de l’ancien président Bédié renversé par un coup d’Etat.
Né le 5 mai 1934 dans le village de Dadiékro (centre) au sein d’une famille de planteurs de cacao, « HKB » se voulait l’héritier et le successeur d’Houphouët-Boigny, d’ethnie baoulé comme lui.
Un temps allié avec le président Alassane Ouattara élu pour la première fois en 2010, M. Bédié était retourné depuis 2018 dans l’opposition où il s’est rapproché des partisans de Laurent Gbagbo.
Nommé ambassadeur à 26 ans, ministre de l’Economie à 32 ans, il était connu notamment pour son concept nationaliste voire xénophobe, « l’ivoirité ».





Côte d’Ivoire




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
