fbpx

Crédit Agricole du Maroc, Un acteur financier majeur du «Plan Maroc Vert»

Pinterest LinkedIn Tumblr +
  • Sur les cinq premières années du plan (2009-2013), la banque s’est engagée sur une enveloppe de 24 milliards de dirhams, soit quelque 2,2 milliards d’euros. 
  • Pour la deuxième période 2014-2018, la banque verte s’est engagée pour une deuxième enveloppe de 25 milliards de DH (2,31 milliards d’euros) qu’elle prévoit de dépasser
  • Aujourd’hui, le Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM) est sollicité en Afrique.

 

Tariq SijilmassiLe jeu en vaut la chandelle. Le Royaume compte drainer à travers sa stratégie agricole des investissements supplémentaires colossaux estimés à au moins de 10 milliards de dirhams (925 millions d’euros) par an. C’est dire que l’argent est le nerf de la guerre. Pourtant depuis le lancement de ce nouveau programme, l’argent ne semble pas faire défaut. Outre l’Etat, les organismes internationaux et les investisseurs, le système bancaire marocain n’est pas en reste. Le GCAM s’est positionné dès le lancement du Plan Maroc Vert comme un acteur financier majeur du programme.

4  milliards d’euros dans le Plan Maroc Vert

Son statut en fait d’office le premier établissement à même d’accompagner la réforme du secteur agricole. C’est d’ailleurs le premier à avoir signé une convention avec l’Etat pour le financement du plan. 

Sur les cinq premières années du plan (2009-2013), il s’est engagé sur une enveloppe de 20 milliards de dirhams (DH). Le cumul des crédits octroyés par lui, pendant cette période, au profit de l’agriculture, l’agro-industrie et du monde rural, a largement dépassé les 24 milliards de DH. Ces décaissements ont concerné toutes les filières. Pour la deuxième période 2014-2018, la banque verte s’est engagée pour une deuxième enveloppe de 25 milliards de DH qu’elle prévoit de dépasser, compte tenu des nombreux projets destinés à la petite agriculture, aux agrégés, et à la poursuite de la dynamique des différentes filières de production dont les besoins en valorisation, transformation et commercialisation vont être accompagnés par le GCAM.


L’implication de ce dernier dans le plan ne se situe pas seulement au niveau de l’allocation des ressources financières. En effet, le Crédit Agricole a également signé et/ou actualisé des conventions de partenariat avec toutes les interprofessions et avec les acteurs économiques les plus importants pour accompagner la réalisation de l’ensemble des objectifs des contrats-programmes par filière et par région. Elle a aussi veillé à instaurer un dialogue permanent avec tous les acteurs et partenaires institutionnels et professionnels dans toutes les régions du pays à travers des tournées et rencontres régionales au cours desquelles, elle recense les besoins des clients et y apporte les solutions idoines.

Il faut dire que le Groupe Crédit Agricole du Maroc a complètement revu son organisation, ses outils d’intervention, ses produits et ses procédures pour les adapter à la nouvelle vision agricole du Maroc.

Aujourd’hui, la banque est sollicitée en Afrique, même si cela ne se fait pas à travers l’actionnariat. Au fait, c’est le modèle développé par le GCAM au niveau du Maroc qui suscite l’intérêt des éventuels partenaires. De plus, le soutien de CAM au Plan Maroc Vert lui a permis de se distinguer auprès des pays souhaitant dupliquer le modèle agricole marocain. D’ailleurs, le Gabon a été l’un des premiers à mettre en place un Plan Gabon Vert. Chaque pays à un plan agricole dans lequel le Maroc est actif en conseils et c’est naturellement que CAM arrive en renfort à cet accompagnement. Aujourd’hui, la notoriété de la banque gagne du terrain. Après le Mali, le GCAM collabore avec la Guinée, la Côte d’Ivoire ou encore la Caisse nationale du Crédit Agricole du Sénégal avec qui, il a signé une convention. D’autres pays comme le Togo ont été approchés pour d’éventuelles missions de conseil. La banque verte met ainsi en avant son expérience nationale dans l’accompagnement du secteur agricole pour ainsi se déployer à l’international. Il faut dire que les engagements pris dans le secteur agricole marocain représentent une belle vitrine sur  le continent. 

C’est ainsi que Tariq Sijilmassi, Président du Directoire du Groupe Crédit Agricole du Maroc, également président de l’Association du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM), organise depuis trois ans, dans le cadre du SIAM, un Forum sur le financement de l’agriculture en Afrique. Ce rendez-vous qui est désormais calé, ambitionne d’échanger, de partager les expertises et de nouer des partenariats avec les acteurs majeurs de l’agriculture africaine. Le Forum a, également, pour but de mettre en exergue les contraintes d’accès au financement bancaire et les solutions innovantes ayant été développées au niveau du continent pour faciliter le concours aux crédits. 

Partager.

Répondre