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Comment le Groupe OCP partage le succès du modèle marocain

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Après le Mali, le Groupe OCP a adapté la Carte de Fertilité des Sols en Guinée et en Ethiopie et des tests agronomiques ont été effectués pour de nouveaux engrais enrichis au Ghana, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Kenya, en Ethiopie, en Tanzanie et au Mozambique.

Objectif : constituer une base de données géographique des sols en Afrique.

TerrabAprès le Mali, le Groupe OCP a adapté la Carte de Fertilité des Sols en Guinée et en Ethiopie et des tests agronomiques ont été effectués pour de nouveaux engrais enrichis au Ghana, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Nigéria, au Kenya, en Ethiopie, en Tanzanie et au Mozambique. Objectif : constituer une base de données géographique des sols en Afrique.

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Un des objectifs stratégiques du Plan Maroc Vert est de «produire plus» et «produire mieux». Encore, faudrait-il doter les agriculteurs d’outils nécessaires pour exploiter leurs terres dans des conditions optimales. D’où le projet de la «Carte de fertilité des sols au Maroc». Annoncé depuis plusieurs années, le projet est en phase de concrétisation depuis cinq ans. Il s’agit d’une sorte de tableau de bord pour les agriculteurs afin de mieux exploiter leurs terres. Le projet est le fruit d’une collaboration entre le Groupe OCP, le ministère de l’Agriculture et des pêches maritimes (MAPM) et l’Institut national de la recherche agricole (INRA). À terme, l’élaboration de la carte de fertilité nationale mobilisera une enveloppe globale de 64 millions de DH, cofinancée par OCP et le MAPM (l’OCP apporte 58% du projet, tandis que le reste est fourni par le ministère de l’Agriculture). L’INRA, lui, fédère l’ensemble de l’expertise nationale autour de ce projet, notamment celles de ses partenaires, à savoir l’Ecole nationale d’agriculture (ENA) de Meknès. 

Ces outils ont un caractère d’utilité publique et sont mis à la disposition du monde rural via des caravanes agricoles OCP comme la caravane ferti-conseil-OCP céréales, caravane ferti-conseil-OCP maraichers,caravane ferti-conseil-OCP dattes… Organisée en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime et les principaux distributeurs nationaux d’engrais phosphatés, la caravane est également présentée comme «un modèle de proximité avec les petits agriculteurs». Elle se distingue notamment par la dimension didactique en termes de vulgarisation de bonnes pratiques agricoles, tout en étant au plus près de leurs préoccupations quotidiennes. L’objectif affiché est d’introduire les techniques d’une «fertilisation raisonnée», basée sur une connaissance accrue des sols et de leurs besoins en engrais. De sorte à en assurer l’apport des nutriments nécessaires tout en préservant l’équilibre environnemental et les ressources en eau pour une amélioration durable des rendements agricoles marocains. 

Des engagements en Afrique

Depuis, le Groupe OCP est en train de mettre en place en Afrique subsaharienne cet outil qui est basé sur le modèle marocain. C’est le Mali qui avait été retenu pour la première implémentation de la carte hors du Maroc. Et ce, à travers un partenariat entre le ministère de l’Agriculture du Mali, l’Institut d’économie rurale du Mali et l’OCP. Ainsi, après le Mali, la Carte de Fertilité des Sols a été adapté en Guinée et en Ethiopie et des tests agronomiques ont été effectués pour de nouveaux engrais enrichis en Guinée, au Ghana, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Nigeria, au Kenya, en Ethiopie, en Tanzanie et au Mozambique. L’objectif est de constituer une base de données géographique des sols en Afrique. Elle permettra de disposer d’un système d’aide à la décision pour la fertilisation et mettre au point des produits innovants sur mesure pour les différents contextes sol/culture en Afrique, est-il indiqué. La démarche couvre trois axes. Il s’agit d’une mise au point d’approche agronomique et de techniques d’évaluation de fertilité des sols. En outre, il est question d’une solution de conseils en fertilisation optimale mais aussi d’un Système d’information géographique (SIG). Cet outil permettra justement aux politiques et aux agriculteurs de chaque pays de définir les stratégies optimales d’utilisation des engrais tout en réduisant les coûts et l’impact sur l’environnement, avancent les représentants de l’OCP.  Selon eux, la nécessité de recourir aux engrais pour améliorer les rendements est indispensable. La productivité agricole africaine continue à être très faible. Pour l’heure, avec moins de 1% de la consommation mondiale d’engrais pour 18% des terres cultivables de la planète, l’agriculture africaine souffre d’un très faible taux d’utilisation de fertilisants.

Du concret

Fort de près d’un siècle d’existence, OCP est au cœur des enjeux de la sécurité alimentaire mondiale, en particulier en Afrique, continent qui importe aujourd’hui les 3/4 de ses besoins alimentaires. OCP vient de dédier à l’Afrique une usine intégrée de production d’engrais d’1 million de tonnes basée à Jorf Lasfar (qui a coûté 500 millions de dollars) avec à la clé la création de sa filiale africaine, OCP Africa.Cette dernière comptera des filiales dans 15 pays africains à court terme pour un investissement d’au moins 100 millions de dollars.

A cela s’ajoute, le partenariat industriel multidimensionnel que le groupe marocain a signé avec des partenaires au Gabon pour la création de deux complexes intégrés de 2 millions de tonnes permettant de couvrir au moins 30% de la demande du Continent. Ces deux projets succèdent à une série d’initiatives déjà mises en place notamment, l’organisation de la Caravane OCP à Dakar à l’occasion du FMB 2013, le lancement de projets d’organisation de Caravanes OCP dans d’autres pays africains comme la Guinée et la Côte d’Ivoire en octobre dernier où quelque 1.200 producteurs de cacao issus de 13 régions de production cacaoyère de la Côte d’Ivoire ont participé à la « Caravane Cacao » organisée par la Fondation OCP et le Conseil Café-Cacao (CCC), dans le cadre de la deuxième édition de la Journée nationale du cacao et du chocolat (JNCC). Ainsi, la « Caravane Cacao », a été adaptée aux spécificités locales et lancée en partenariat avec le Conseil du Café-Cacao à l’occasion du début de la campagne cacaoyère 2015-2016. La Côte d’Ivoire est le premier producteur de cacao au monde, elle réalise plus de 40% de la production mondiale. La filière cacaoyère représente un tiers aux recettes d’exportation et 15% du PIB.
Le secteur polarise 800.000 producteurs qui détiennent généralement de petites exploitations estimées entre 2 et 3 ha. Les deux parties comptent poursuivre cette collaboration pour renforcer le développement de cette filière. «Le Conseil du Café-Cacao et OCP envisagent ainsi de nouer un partenariat fort et ambitieux, sur le long terme, fondé sur le partage d’expériences et la recherche de synergies. Cette coopération ambitionne ainsi de créer de la valeur ajoutée au niveau local et d’accompagner la filière cacaoyère en vue d’atteindre son plein potentiel», annoncent-ils.

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