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La dette au centre des préoccupation des AG de la Bad

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C’est hier mercredi 23 juin que se sont ouvertes les Assemblées générales de la Banque africaine de développement (Bad). La question de la dette est au centre des discussions menées par visio-conférence.

Selon le président de la Banque africaine de développement, le Dr. Akinwumi A. Adesina «les cicatrices profondes laissées par la pandémie de Covid-19 (en Afrique) prendront du temps» à s’effacer. Car, non seulement, on a assisté à un recul du PIB du continent et à la plus sévère récession en 50 ans, mais aussi et surtout la question de l’endettement devient préoccupante et demande une réponse adéquate.

“Le ratio dette/PIB devrait augmenter de 10 à 15 points de pourcentage, en passant de 60% en 2020 à 75% en 2021», a-t-il fait remarquer.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Puisqu’en en mai 2021, « 17 pays africains sur 38, pour lesquels une analyse de la viabilité était disponible, étaient en situation de surendettement, douze pays faisaient face à un risque modéré de surendettement et six pays étaient déjà en situation de surendettement », souligne la Banque africaine de développement dans la documentation mise en ligne en marge de ses AG.

De plus, la plupart des pays du continent ne sont plus seulement entre les mains de prêteurs conciliants que sont les créanciers multilatéraux ou les membres du Club de Paris. Ils sont de plus en plus des privés détenteurs d’eurobonds émis par les pays pauvres. « En 2000, les créanciers bilatéraux, notamment les membres du Club de Paris détenaient 57% de la dette des pays africains. Cette part a chuté à 27% en 2019 », souligne la Bad. La part de la dette détenue par les créanciers privés a été plus que multipliée par deux passant de 17% à 40% en 2019.
Il se pose aussi la question du poids de la dette sur les revenus des pays africains. En effet, l’encours total de la dette africaine de 841,9 milliards de dollars en fin 2019 représente aujourd’hui plus de deux fois les recettes annuelles des gouvernements africains de 501 milliards de dollars.
Parmi les solutions, il y a évidemment l’utilisation des droits de tirages que les pays développés veulent bien mettre à la disposition de leurs partenaires africaines. Et c’est justement à ce niveau que compte intervenir la Bad à qui seront confiés les
101 milliards de dollars issus de ces droits de tirages.

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