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Dette : La Zambie, le Tchad et l’Ethiopie au pied du mur

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Lusaka, N’Djamena et Addis-Abeba sont les seuls gouvernements africains à avoir demandé la restructuration de leur dette, dans le cadre de l’initiative de suspension du service de la dette du G20. Mais les tractations traînent en longueur au point d’inquiéter la directrice générale du FMI,

Kristalina Georgieva qui «espère l’achèvement des processus de restructuration de la dette de la Zambie et du Tchad, d’ici fin 2022» en marge des assemblées générales annuelles FMI/Banque mondiale à Washington.

S’exprimant devant des organisations de la société civile, la patronne du FMI a reconnu que la mise en œuvre de l’initiative de suspension du service de la dette du G20 a été lente, tout en se montrant «optimiste quant aux cas du Tchad et de la Zambie».

La directrice générale du FMI a également révélé que l’institution financière faisait pression pour une résolution rapide des demandes d’aide présentées au titre du Cadre commun pour le traitement de la dette au-delà de l’initiative du G20, tout en soulignant la nécessité d’étendre ce dispositif aux pays à revenu intermédiaire et aux pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Le FMI et la Banque mondiale ont accusé à plusieurs reprises, ces dernières années, la Chine – qui est le plus grand créancier bilatéral de plusieurs pays en développement – et les créanciers privés de traîner les pieds afin de réduire le fardeau de la dette des pays africains surendettés. Lusaka avait annoncé, le 7 octobre dernier aux investisseurs qu’il espérait pouvoir convenir de conditions d’allègement de la dette avec les créanciers du pays, d’ici la fin de l’année ou au début de 2023. Le Tchad avait, quant à lui, conclu un accord avec ses créanciers publics pour restructurer sa dette extérieure au début de l’année 2021. Mais cette opération ne peut être mise en œuvre que si un accord est trouvé avec un créancier privé, jusqu’ici réticent à adhérer à ce processus, en l’occurrence le groupe Glencore. Sur les 3 milliards de dollars de dettes extérieures que N’Djamena cherche à restructurer, le tiers est dû à ce négociant de matières premières basé en Suisse.

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