C’est la grande surprise du chef pour le Trésor ghanéen. La Ghana Revenue Authority (GRA) (ndlr : l’administration fiscale) a réalisé une campagne historique durant l’exercice 2023 en collectant 113,06 milliards de cedis, soit 9,146 milliards de dollars. En 2022, les rentrées d’impôt s’élevaient seulement à 6,126 milliards de dollars.
Le fisc ghanéen a ainsi largement dépassé l’objectif qui lui avait été assigné, à 8,833 milliards de dollars, jubile son commissaire général par intérim, Ammishaddai Owusu-Amoah. L’Agence des impôts a ainsi fait exploser les recettes de 49,3% en glissement annuel, soit la plus forte croissance en 20 ans. Ce qui porte le ratio impôts/PIB à 14,1%, le plus élevé depuis 6 ans.
Ces progrès interviennent alors qu’Accra cherche à renforcer la mobilisation de ses recettes fiscales, avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque africaine de développement (BAD). Le pays faisait face à une faible mobilisation structurelle des recettes fiscales, avec un ratio impôts/PIB inférieur à la moyenne régionale qui oscille entre 18 et 20%. Pendant ce temps, les besoins en dépenses sociales et de développement ne faisaient qu’augmenter.
Longtemps présenté comme un bon élève en matière de gestion de finances publiques, le Ghana a sombré ces dernières années en entrant dans un cycle infernal des déficits budgétaires frôlant 10% du PIB.
La mobilisation accrue des recettes est essentielle pour les autorités ghanéennes. Obtenir plus de recettes leur permet de réduire le déficit des comptes publics et de retrouver la soutenabilité de la dette.
Selon le FMI, l’intégration de tous les gros contribuables se heurte encore à certaines difficultés techniques. Pour une meilleure efficacité du profilage des contribuables, les experts du Fonds ont recommandé de s’appuyer sur la big-data et l’échange des données entre les administrations (douane et sécurité sociale).
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